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Quotidien des Usines

Des investissements sous conditions pour Bosch Rodez

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La venue à Rodez, vendredi 26 janvier, des responsables de la division Powertrain Solutions n'aura pas suffi à écarter les menaces qui pèsent sur le site aveyronnais du groupe allemand, touché de plein fouet par le déclin du diesel. Aucune promesse. Seulement l'ouverture de négociations et des pistes de diversification.

Des investissements sous conditions pour Bosch Rodez
Le site de Bosch à Onet-le-Château (Aveyron) visité par les responsable de la division Power Train Solutions, vendredi 26 janvier
© Bosch

Pas de remède miracle. La visite attendue avec inquiétude par les 1 584 salariés de l'usine Bosch de Rodez (implantée sur la commune voisine d'Onet-le-Château), dans l'Aveyron, n'aura finalement pas suffit à répondre aux attentes. Rien ne semble tranché. L'avenir du site industriel reste en suspens. Vendredi 26 janvier au matin, Uwe Gakstatter et Thomas Pauer, les responsables de la division Powertrain Solutions du groupe allemand, à laquelle est rattachée ce site aveyronnais, venus rencontrer à la fois les élus locaux (dans le cadre d'une réunion organisée en début de matinée à la préfecture de Rodez), puis les représentants syndicaux et l'ensemble du personnel sur le site même de l'usine, n'ont finalement fait aucune promesse. Ils ont toutefois ouvert la porte aux négociations et à des pistes de diversification.

Vers un accord de compétitivité

Spécialisée dans les bougies, injecteurs common rail et buses d'injecteurs pour les moteurs diesel, l'usine de Rodez a été frappée de plein fouet par le retournement de marché sur le diesel. Le taux d’équipement en véhicules particuliers diesel en France a chuté de 73 % en 2012 à 48 % à fin 2017, avec une baisse importante des volumes de fabrication du site de Rodez. Dans ce contexte, le groupe a retardé, puis gelé un plan d'investissement visant la modernisation des deux lignes de production d'injecteurs diesel du site aveyronnais en vue d'engager la fabrication d'injecteurs diesel de nouvelle génération (la technologie actuelle devant disparaître à l'horizon de 2020). Depuis quelques mois, le site est en attente d'une décision qui permettrait à minima la mise en route d'au moins une ligne de nouvelle génération, pour un investissement de l'ordre de 10 millions d'euros.

Or, ce que sont venus proposer aujourd'hui les dirigeants allemands, c'est finalement de suspendre cet investissement à la signature d'un accord de compétitivité. Dans un communiqué laconique, envoyé à l'issue de cette journée marathon, la direction du groupe précise : "Bosch souhaite négocier un accord de transition avec les Représentants du personnel, auquel chaque partie devra contribuer. La négociation inclura la question des circonstances dans lesquelles le Groupe Bosch peut moderniser l’outil industriel pour l’une des lignes de production". Tout reste encore à faire.

Ce n'est finalement pas la première fois que le groupe allemand engage ce type de négociations à Rodez. L'inauguration en juillet 2014 de la ligne de montage des systèmes d’injection diesel common rail (un investissement de 29 millions d’euros) s'était inscrite en contrepartie d’un accord de performance industrielle signé un an plus tôt, en avril 2013, avec l’ensemble des organisations syndicales.

Des pistes de diversification

En marge de ces négociations, la direction de Bosch a confirmé conduire une réflexion autour d'une possible diversification du site de Rodez. Un groupe de travail a été mis en place dès le début de l'année 2017, impliquant les représentants du personnel. Un cabinet de conseil a même été sollicité afin d’aider à l’examen des options possibles. "Nous étudions de très près plusieurs pistes de diversification, pour valoriser nos savoir-faire en usinage de précision, en direction de l'aéronautique, du médical, de l'hydrogène, des applications automobiles hors diesel ou de l'horlogerie", précisait Olivier Pasquesoone, directeur du site de Rodez à L'Usine Nouvelle, le 17 janvier. "Pour l'heure, aucun projet n'est encore clairement identifié", rappelle avec inquiétude les représentants du personnel.

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