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Des inquiétudes modérées pour l’avenir du marché automobile

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[ACTUALISE] - Volkswagen, Daimler et Ford se veulent rassurants pour l’avenir du marché automobile. Ce qui n’est pas forcément le cas de tous les constructeurs présents au salon de Francfort.

Des inquiétudes modérées pour l’avenir du marché automobile © C.C.

A l’occasion du salon de Francfort qui ouvre ses portes le 13 septembre aux professionnels, le patron de Volkswagen, Martin Winterkorn, assure que "si les prochains mois ne seront pas de tout repos, son groupe est bien préparé".

Le groupe s’attend à un ralentissement de l’économie sur des marchés importants et se dit "prêt à s’adapter". Mais le directeur financier du constructeur allemand, Hans Dieter Pötsch, estime que "toute récession est exclue". En 2012, un total de 64 millions de voitures devrait être vendu dans le monde, environ deux millions de plus qu'en 2011, selon le patron de Volkswagen.

Depuis le début de l’année, le groupe ne connaît pas vraiment la crise. Les neuf marques du groupe ont vendu 5,4 millions de véhicules. Soit un bond de 14%. Les constructeurs ont enregistré une année record en 2010, et la tendance s’est poursuivie en début d’année. Mais depuis l’été, les craintes sont importantes en raison notamment de l’aggravation de la crise financière.

Maintien des marchés

Malgré tout, le patron de Daimler estime que la demande mondiale en véhicules reste forte. Pour Dieter Zetsche, lui aussi présent sur le salon de Francfort, "pour le moment, notre secteur n'est pas affecté par les inquiétudes des marchés financiers. Nous avons une très forte demande, dans le monde entier, de la part des clients privés comme professionnels".

Le groupe anticipe une croissance annuelle de plus de 5% pour le secteur automobile au cours des dix prochaines années. Avec une croissance encore meilleure pour le secteur du haut de gamme. Face à la crise conjoncturelle actuelle, il reconnaît que cela pourrait évidemment affecter l’économie réelle. Mais il diligente les politiques à agir de manière plus rapide, dénonçant la lenteur des décisions prises et leur faiblesse.

Le groupe américain Ford est lui aussi assez confiant quant à la conjoncture du marché. "Nous sommes toujours à l'aise avec notre prévision annuelle de ventes tous constructeurs confondus comprise entre 14,8 et 15,3 millions de véhicules, probablement avec un second semestre plus faible que le premier", explique Stephen Odell chef de la division Europe du groupe. Le contexte économique reste "très difficile" et "les consommateurs sont "nerveux surtout dans la zone euro, mais nous restons optimistes", assure-t-il.

Pessimisme de PSA

Si les groupes allemands et américains semblent plutôt rassurants quant à l’avenir, chez PSA Peugeot Citroën la tendance est plus morose. Le patron du groupe, Philippe Varin, estime que les mois à venir seront difficiles. Dans un entretien au Figaro, il évoque même des réductions de coûts et  n’exclut pas le recours à du chômage partiel. "On a actuellement en Europe une crise politique, elle a contaminé la sphère financière" et on a "un contexte de faible croissance devant nous, voire de récession", ajoute-t-il lors d’une table ronde lors de la première journée presse du salon de Francfort.

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