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Des ingénieurs du sous-sol à l'assaut du col du Galibier

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Pour beaucoup d'observateurs, c’est aujourd’hui que se joue le Tour de France, avec un obstacle de taille pour les coureurs, le passage du col du Galibier, dans les Alpes. En marge des commentaires sportifs, le BRGM, le bureau d’études d’ingénieurs spécialistes du sous-sol minier, offre sa propre analyse du terrain, vue à ras de terre.

Des ingénieurs du sous-sol à l'assaut du col du Galibier © BRGM

Vu d’une lorgnette de géologue, le Galibier, c’est une grande dalle calcaire. "Difficile de réaliser que ce col, qui culmine à 3228 mètres d'altitude, était autrefois une vaste plaine sous-marine qui bordait le sud du continent européen", explique la vidéo concoctée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Car pour le Tour, l’organisme scientifique a mis les petits plats dans les grands : chaque jour, une infographie animée et commentée explique aux néophytes les caractéristiques du manteau terrestre concerné.

Chacune des petites vidéos, d’une minute et quelque, est un régal. On y découvre le passage du Gois à l’ère glaciaire, le kaolin de Ploëmeur, baptisé l'or blanc breton et utilisé pour la fabrication de porcelaine, les éclogites, des roches comparées à des "renards rouges enchassés", ou encore Armorica, le micro-continent auquel appartient la Bretagne et qui était autrefois situé… dans l’émisphère sud !

Saviez-vous par exemple que les ardoises de Carhaix couvrent les toits du Palais de Chaillot, du château de Vincennes, de la chapelle de Saint-Louis ou des Invalides ? Que Carmaux, ville d'arrivée de la dixième étape, fut une grande ville minière ? Le BRGM rappelle d’ailleurs que quelques anciens champions cyclistes, comme Jean Stablinski, champion du monde en 1962, commencèrent leur carrière comme mineur de fond. En Béarn, ce sont plutôt de poches de gaz et de pétrole dont regorge le sous-sol.

Quant à Luzenac, ce sont ses 400 000 de tonnes de talc produites chaque années qui font le bonheur de l’industrie de la pharmacie, la cosmétique, la papèterie, la céramique et de bien d'autres usages. Toutes ces pépites sont à retrouver sur le site internet du très sérieux organisme, désireux de vulgariser de manière ludique les richesses minières hexagonales.

Une initiative prise par un vivier d’experts dont l’industrie est friande, et dont on soupçonne peu l'ampleur. Sur de nombreux secteurs, l'expertise du BRGM est précieuse. Dans le cadre de l’implantation d’une usine de traitement de déchets à Fos par exemple, le syndicat d'agglomération Ouest Provence a fait appel au BRGM pour mesurer l'état des pollutions et leur évolution. Lorsque la France a été frappée par la sécheresse au printemps dernier, avec 60 départements français sous un régime de restriction d'eau, c’est le BRGM qui a mesuré que près de 80 % des nappes phréatiques affichaient un niveau inférieur à la normale.

L’organisme a aussi fait partie du comité national chargé du rapport sur les gaz de schiste le 21 avril dernier. En outre, il est consulté sur les questions de captage et stockage de carbone ou de géothermie. Une grande partie des usines a recours a ses services, en somme. Cette opération "Tour de France" l’aura peut-être fait connaître au-delà des cercles d’ingénieurs.

A voir, la vidéo de l’étape du Galibier :

 

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