Des flaques d'eau radioactive découvertes à Fukushima

Des flaques d'eau extrêmement radioactive ont été découvertes près de réservoirs de stockage de liquide contaminé à la centrale nucléaire japonaise accidentée de Fukushima, ont annoncé la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco) et l'autorité de régulation nucléaire japonaise.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Des flaques d'eau radioactive découvertes à Fukushima

C'est dans la matinée du lundi 19 août qu'un employé de Tokyo Electric Power (Tepco) a remarqué que des flaques s'étaient formées près de réservoirs de stockage de liquide contaminé à la centrale nucléaire japonaise accidentée de Fukushima. La compagnie d'électricité et l'autorité de régulation nucléaire japonaise ont ensuite rapidement confirmé qu'il s'agissait d'eau extrêmement radioactive.

La radioactivité mesurée à 50 cm au-dessus de ces flaques était en effet d'environ 100 millisieverts par heure, un niveau très élevé qui empêche les ouvriers de trop s'en approcher. La fuite se poursuivrait toujours mardi matin selon Tepco qui a toutefois affirmé que l'eau contaminée ne s'était pas écoulée dans l'océan Pacifique.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Recherche de l'origine de la fuite

Un muret peu élevé mis en place aux abords des réservoirs d'eau est censé arrêter le liquide en cas de fuite. Toutefois, des valves situées sur les réservois de stockage pourraient avoir été laissées ouvertes, laissant ainsi l'eau radioactive s'écouler au-delà, d'où la détection de flaques à l'extérieur de cet espace fermé.

"Nous avons ordonné à Tepco de rechercher quel était le réservoir à l'origine de la fuite pour la bloquer", a indiqué l'autorité de régulation nucléaire, qui a situé ce dernier incident en date au niveau un de l'échelle internationale des événements nucléaires (Ines, de 0 à 7), ce qui correspond à une "anomalie".

La gestion de l'eau radioactive (stockée dans des centaines d'énormes citernes mises en place spécialement en différents lieu du site) constitue l'un des problèmes les plus aigus rencontrés par Tepco. Ce liquide découle en grande partie du refroidissement indispensable des réacteurs.

L'impact environemental des fuites d'eau radioactive serait limité

De l'eau hautement contaminée s'est en outre accumulée en sous-sol entre les réacteurs et l'océan Pacifique voisin où une partie se déverse au rythme de 300 tonnes par jour. Tepco est aussi en train de pomper ce liquide radioactif enfoui pour tenter de réduire les écoulements en mer que la compagnie avaient initialement niés avant de se rendre à l'évidence.

Interrogé par l'AFP, l'expert français Jérôme Joly, directeur général adjoint de l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), estime toutefois que l'impact environnemental de ces fuites d'eau contaminée resterait marginal par rapport à la radioactivité totale émise en 2011 au moment de l'accident.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Energie
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS