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L'Usine Aéro

Des entreprises fragilisées en quête de soutien

Publié le

AÉRONAUTIQUE ET ESPACE

DES ENTREPRISES FRAGILISÉES EN QUÊTE DE SOUTIEN

Le secteur aéronautique et spatial se mobilise au chevet de ses petites entreprises. Ce tissu industriel, ébranlé par des années de crise, joue un rôle vital dans l'innovation et la réduction des coûts.



Les PME de l'aérospatial se serrent les coudes; environ 120d'entre elles, qui travaillent traditionnellement dans l'ombre d'Aérospatiale, de Dassault, de Matra, de la Snecma ou de Thomson, ont décidé de se regrouper dans un comité de "valorisation", baptisé Aéro-PME. Forts d'un chiffre d'affaires de 7 milliards de francs pour un effectif de 14000personnes, ces poids plume du secteur, tels Lacroix, Crezet, Secan, Socitec ou Technico, souvent mi-équipementiers, mi-sous-traitants, ont en commun le handicap d'une petite taille (moins de 500personnes ou moins de 500millions de francs de chiffre d'affaires) et l'absence de filiation avec un grand groupe. L'initiative de cette nouvelle structure, au sein du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), en rappelle une autre: celle du Comité Richelieu, une association partie en croisade, en 1989, pour défendre le savoir-faire des petites entreprises de haute technologie et pour faciliter leur accès aux marchés.

27 % d'emplois en moins entre 1990 et 1995

Cette mobilisation générale s'explique. La crise qui a sévi ces dernières années dans l'industrie aéronautique et spatiale a secoué ce tissu industriel qui joue traditionnellement les "seconds rôles" dans les grands programmes. Alors même qu'il participe pour une bonne part à l'innovation et à l'amélioration de la compétitivité du secteur. Les équipementiers (catégorie à laquelle se rattachent les membres d'Aéro-PME) ont perdu 27% de leurs effectifs entre 1990 et 1995. L'hémorragie d'emplois a été particulièrement abondante en 1994, année où l'étalement des commandes s'est traduit par une compression brutale des plans de charge. L'an dernier, les PME-PMI ne sont certes pas restées à l'écart de l'embellie générale, qui a vu les commandes globales de la profession (104,3 milliards de francs) remonter au niveau de 1991 et dépasser le chiffre d'affaires de 100,6 milliards de francs. Dans ce contexte, le chiffre d'affaires total des équipements s'est amélioré de 2,4% en valeur et les commandes ont progressé de 5,9% en valeur. La tendance générale à la hausse devrait se confirmer en 1996: +1,9% pour le chiffre d'affaires non consolidé du secteur et +0,9% pour les prises de commandes. La fragilité des petits acteurs du secteur aérospatial n'en demeure pas moins. Le marché des équipements reste orienté à la baisse en métropole (les prises de commandes ont diminué de 0,4% en 1995). Et le secteur militaire, qui a joué les locomotives l'an dernier, réserve sans doute de mauvaises surprises. La fonte de 18% des crédits d'équipement de l'armée française dans la future loi de programmation militaire (par rapport à celle votée en 1994) se double d'une concurrence accrue à l'exportation. Surtout, les faiblesses des PME demeurent des constantes bien identifiées: elles sont peu (voire pas du tout) présentes à l'étranger, pauvres en fonds propres. Et elles affrontent, en ordre dispersé, les politiques de réduction de coûts imposées par les grands donneurs d'ordres. Pour le comité Aéro-PME, gagner le soutien des Pouvoirs publics et des grands acteurs de l'industrie est incontournable. Le message, lancé comme un SOS, sera-t-il reçu ? De la santé de ces PME dépend en tout cas largement l'avenir de l'industrie aérospatiale française dans son ensemble. Or cette dernière fait appel (en dehors des 25 ténors du secteur) à quelque 4600 entreprises, selon une enquête réalisée par le Gifas pour le compte de la Direction générale de l'armement. Nadine Bayle

USINE NOUVELLE N°2543
 

 

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