Des engagements publics-privés pour soutenir l'agroalimentaire français

 Le gouvernement, les régions et les représentants des industriels de l’agroalimentaire ont signé le 19 juin "un contrat de filière" pour permettre à l’industrie agroalimentaire de se moderniser, de développer l’emploi des jeunes et l’exportation vers l’Asie.

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Des engagements publics-privés pour soutenir l'agroalimentaire français

Développer l’emploi, accompagner l’investissement et l’innovation, exporter le modèle alimentaire français, développer la transition écologique et améliorer les relations commerciales. Ce sont les cinq défis que se sont fixés le 19 juin, le gouvernement, représentés par les ministres Arnaud Montebourg, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot, les régions et les représentants des professionnels (Ania, Coop de France…), dans un "contrat de filière", issu des Rencontres régionales sur l’agroalimentaire organisées à l’automne dernier. "Ce contrat de filière fixe des orientations stratégiques, concrètes et opérationnelles", a assuré Guillaume Garot, le ministre chargé de l’Agroalimentaire, qui s’est félicité de la "méthode innovante de concertation en régions" qui a permis de mettre en place ce contrat.

Recrutement et investissement

Parmi les principaux engagements, la filière promet de former et recruter 150 000 jeunes en alternance d'ici à 2017, en contrat de professionnalisation et d’apprentissage, soit 10 000 jeunes supplémentaires par rapport aux efforts actuels. De son côté, le ministère de l'Agriculture et l’Agroalimentaire s'engage à stimuler les investissements et l’innovation, avec le programme des investissements d’avenir et le soutien de la Banque publique d’investissement (BPI), et, "à stabiliser à 100 millions d'euros sur trois ans les moyens budgétaires du ministère".

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En revanche, le voile n’a pas encore été levé sur le montant que pourra consacrer la BPI à l’agroalimentaire. Stéphane Le Foll avait demandé 2 milliards d’euros il y a quelques semaines. Par ailleurs, Guillaume Garot a évoqué "la mise en place prochaine" d’un nouveau fonds, composé de financements publics et privés. Il devrait être présenté en juillet selon nos informations par le premier ministre Jean-Marc Ayrault et comprendre un volet pour l’agroalimentaire.

Un logiciel pour développer l’export

Un autre grand axe du contrat de filière concerne le soutien à l'exportation, principalement vers l'Asie : le Japon, la Corée et la Chine. L'Etat s'engage à mettre en place (avec un financement de 8 millions d'euros) une plateforme interactive de soutien aux entreprises. Ce logiciel, baptisé "Exp@don2", devrait simplifier leurs démarches en matière d'agrément et de certification sanitaire à l'export. L'objectif visé est 2 milliards d'euros supplémentaires d'exportation vers l'Asie d'ici 2017, qui pourraient générer des milliers d’emplois en France. Par ailleurs 250 PME et ETI, choisies en régions, pourront bénéficier d’un soutien personnalisé à l’export pendant 3 ans.

Adrien Cahuzac

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