Des couacs dans la communication de crise de Sanofi

Alors que se tient une manifestation nationale de ses salariés aujourd’hui, le groupe pharmaceutique vient enfin de leur préciser comment il comptait se restructurer en France. Et annonce dans le même temps une nouvelle acquisition… en Colombie.

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Des couacs dans la communication de crise de Sanofi

Sanofi s’emmêlerait-il les pinceaux dans sa communication ? Hier soir, à la veille de la grande manifestation qui devrait rassembler 1 000 salariés aujourd’hui à Paris, le groupe pharmaceutique a enfin dévoilé aux représentants du personnel ses projets pour la restructuration du groupe en France. Mais dans un document confidentiel… que les syndicats attendaient depuis début juillet. Pas sûr cependant que cela parvienne à calmer les salariés en colère.

Car dans ce document, dont l’AFP et l’Usine Nouvelle ont pu prendre connaissance, la direction révèle enfin en partie le sort réservé à son site R&D de Toulouse, dont elle avait annoncé la probable cession. "Les activités Anti-infectieux seront transférées dans la région lyonnaise, à l’exception des activités de chimie qui seront transférées au sein d’un cluster de Chimie Médicinale, créé sur le site de Vitry-Alfortville", écrit celui qui est en passe de devenir le numéro un mondial de la pharmacie cette année. Sur les 99 postes (47 cadres et 52 non cadres) que compte l’unité Maladies Infectieuses à Toulouse, 72 devraient ainsi être transférés à Lyon, 26 à Vitry-Alfortville et à LGCR à Vitry-Alfortville. Les quelques postes toulousains de certaines activités globales - les Sciences et Opérations Cliniques (CSO) et la recherche animale (DSAR) - seront quant à eux renvoyés à Montpellier ou Vitry Alfortville.

Encore du flou sur le devenir des 640 salariés de Toulouse

Mais on est bien loin du compte, car 640 salariés, dont 436 chercheurs, travaillent à Toulouse. La direction de Sanofi écrit toutefois : "Les autres activités du site de recherche de Toulouse seront maintenues jusqu’à ce que la vocation du site soit précisée. Afin d’approfondir l’ensemble des options, permettant de poursuivre des activités scientifiques et technologiques, un groupe de travail réunissant les représentants de Sanofi, du gouvernement et des acteurs publics locaux sera constitué avec pour mission de proposer des solutions pour le site".

Mais d’après nos informations, l’activité de recherche sur les « early candidates », pour laquelle travaillent 90 personnes, serait transférée sur le site de Chilly-Mazarin, où sera créée une nouvelle unité : Fibrose & maladies Cardiovasculaires. Pour les autres unités, c’est le flou. Les 76 postes de Toulouse en recherche translationnelle iront-ils conforter l’unité de Technologies de Recherche Translationnelle, localisée sur le site de Chilly-Mazarin ? Et que deviendront les 17 postes de la plateforme biothérapeutique, car ils ne sont pas comptés dans les effectifs de la nouvelle unité de Biothérapeutiques qui sera créée sur le site de Vitry-Alfortville ?

Mais la stratégie générique de Sanofi se précise

Au final, ce sont 170 postes qui devraient disparaître au sein de la R&D de Sanofi. En particulier sur les sites de Toulouse et Montpellier. Et 914 postes au total dans l’Hexagone d’ici 2015, en comptant d’autres activités (santé animale, bioproduction…) du groupe. Uniquement via des mesures volontaires, précise Sanofi. Mais cela ne devrait pas suffire pour les salariés.

Car le jour où il précise ses suppressions d’emplois en France, le groupe s’est aussi vanté d’avoir réalisé le rachat du fabricant colombien de médicaments Genfar, notamment présent dans le secteur des génériques. Avec cette acquisition, dont le montant n'est pas dévoilé, "Sanofi deviendra un leader du marché en Colombie et élargira son portefeuille de médicaments abordables destinés à l'Amérique latine", se félicite le groupe pharmaceutique.

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