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L'Usine Santé

Des chimiothérapies plus efficaces grâce à des bactéries magnétotactiques

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Pour cibler les tumeurs avec des molécules thérapeutiques, des bactéries guidées par un champ magnétique vont larguer leurs charges précisément sur les zones visées. Le laboratoire de nanorobotique de Polytechnique Montréal s’est équipé d’une plate-forme médicale spécialisée pour développer ces méthodes de nanomédecine.

Des chimiothérapies plus efficaces grâce à des bactéries magnétotactiques © DR

Ce n’est pas tout-à-fait "Le Voyage Fantastique", film hollywoodien dans lequel des médecins miniaturisés étaient injectés dans le corps du patient pour effectuer une intervention, mais ça commence à y ressembler. Des chercheurs de Polytechnique Montréal ont guidé des vecteurs de médicaments (des bactéries) par un champ magnétique, pour aller larguer précisément sur les cellules malades d’une souris des molécules anticancéreuses.

Derrière ces techniques de nanomédecine, il y a l’idée d’améliorer la chimiothérapie, en évitant les effets secondaires – seules les zones malades du corps voient l’anticancéreux-, et en concentrant les agents actifs sur les cellules difficiles à traiter, y compris par radiothérapie.

L’équipe de nanorobotique qui a réalisé ce traitement ciblé a utilisé des bactéries magnétotactiques, qui ont la particularité de contenir naturellement des nanocristaux magnétiques : une sorte de boussole, qui les fait se déplacer le long des lignes d’un champ magnétique.

Ciblage bactérien

Ces bactéries munies de flagelles sont autopropulsées, et chacune d’entre elles a été préalablement chargée d’environ 70 liposomes, des nano vésicules artificielles remplies de molécules thérapeutiques. Injectées à proximité de la tumeur, puis guidées par un champ magnétique piloté par ordinateur, les bactéries pénètrent dans la tumeur, et vont larguer leurs charges spécifiquement sur les zones les plus malades, appauvries en oxygène.

Le laboratoire de nanorobotique de Montréal, pour passer maintenant de ces expérimentations de laboratoire à des applications cliniques, s’est doté d’une plate-forme de 4,6 millions de dollars canadiens (3,15 millions d'euros). Elle comprend notamment un équipement d’IRM, pour suivre les nano vecteurs in vivo, une station de magnétotaxisme pour engendrer les champs magnétiques permettant le guidage des bactéries dans un organe, et une station robotisée pour déplacer le patient. Si l’ensemble rappelle un peu le dispositif "futuristes" du Voyage Fantastique, mais cette fois ce n’est pas du cinéma.

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