Des banques européennes, dont BNP Paribas et Natixis, sommées de ne plus financer le commerce pétrolier en Amazonie

Six banques européennes engagées à soutenir la lutte contre le changement climatique sont accusées de double discours par des communautés indigènes équatoriennes après la publication d'un rapport selon lequel elles participent activement au financement du négoce du pétrole issu de régions de la forêt amazonienne.

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Des banques européennes, dont BNP Paribas et Natixis, sommées de ne plus financer le commerce pétrolier en Amazonie
Six banques européennes engagées à soutenir la lutte contre le changement climatique sont accusées de double discours par des communautés indigènes équatoriennes après la publication d'un rapport selon lequel elles participent activement au financement du négoce du pétrole issu de régions de la forêt amazonienne. /Photo prise le 7 avril 2020/Ivan Castaneira/Agencia Tegantai/REUTERS

D'après les associations Stand.earth et Amazon Watch, les banques Credit Suisse, BNP Paribas, ING, Natixis, Rabobank et UBS ont été les principales banques ayant financé le transfert d'environ 10 milliards de dollars de pétrole d'origine équatorienne vers des raffineries des Etats-Unis au cours de la dernière décennie.

Malgré les différents engagements environnementaux pris par ces banques, le rapport, qui se base sur une analyse des données douanières et de certification commerciale des Etats-Unis pour la période 2009-2020, affirme qu'elles ont continué de jouer un rôle dans le commerce pétrolier en Amazonie en 2020.

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La banque hollandaise Rabobank a annoncé dans un communiqué qu'elle avait arrêté de financer les frets de pétrole équatorien plus tôt cette année, en ajoutant que les inquiétudes exprimées faisaient "partie de nos engagements et nos procédures liées aux opérations de financement du commerce".

La banque française Natixis ainsi que la banque néerlandaise ING ont déclaré à Reuters être en train de travailler afin de répondre à ces préoccupations sur les opérations liées à l'Amazonie. La banque suisse UBS a annoncé avoir déjà refusé certaines opérations issues de cette région en raison de problèmes concernant le droit à la terre des indigènes.

Credit Suisse a assuré que ces activités ne représentaient aucune violation de sa politique de financement des activités pétrolières et gazières.

La banque française BNP Paribas a estimé que la méthodologie du rapport était "opaque", se demandant notamment comment ses auteurs avaient pu obtenir des estimations sur l'exposition financière de ces banques.

Avec Reuters (par Matthew Green, Alexandra Valencia et Simon Jessop, Brenna Hughes Neghaiwi à Zurich, Melanie Burton à Melbourne, version française Flora Gomez, édité par Jean-Michel Bélot)

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