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Des Assises de la mobilité pour désenclaver la France

Olivier Cognasse

Publié le

Après trois mois de débats et propositions, les Assises de la mobilité ont rendu leur verdict. Au gouvernement de trancher.

Des Assises de la mobilité pour désenclaver la France © Ministère de la Transition écologique et solidaire

Porte de la Villette, à Paris, entre les boulevards des maréchaux et le boulevard périphérique, c’est là que les Assises de la mobilité ont rendu un verdict mi-figue, mi-raisin. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, ne s’est pas déplacé, mais il a envoyé un message vidéo en rappelant "sa vision écologique et solidaire de la mobilité. La mobilité fait partie du problème (absence de solutions pour certains, pollution), mais elle va faire partie de la solution".

Quelque 60 réunions, 2 500 propositions... La ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui a prononcé le discours de clôture après la présentation des propositions des ateliers, ne s’attendait pas à "une telle mobilisation""Aujourd’hui, le gouvernement fixe l’ambition que nous portions un plan de désenclavement complet de la France à l’échelle d’une décennie", a annoncé Elisabeth Borne. Et d’évoquer "une injustice pour les 30 % de nos concitoyens dont personne ne s’occupe d’organiser la mobilité".

Elle demande des investissements vitaux pour les routes nationales mal entretenues et non achevées, dont "les travaux sont reportés de contrats de plan en contrats de plans", et dénonce les infrastructures ferroviaires vitales pour relier les petites et moyennes villes à la métropole la plus proche qui se dégradent. "La situation de la mobilité dans une partie de notre territoire est un facteur d’exclusion, et on ne s’en rend pas assez compte à Paris. C’est un facteur de fracture important, martèle le ministre. Dans les villes mal desservies, les entreprises s’en vont."

Double temporalité pour les infrastructures

Pas de projet d’autoroute ou de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) rayé d’un trait pour l'instant. Le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) rendra son verdict fin janvier. Son Président, Philippe Duron, propose "une hiérarchisation de tous les projets […] avec deux temporalités". A court terme, pendant le quinquennat, et à long terme, 15 ou 20 ans. "On va donner une légitimité plus forte aux projets."

C’est peut-être aussi un moyen de ne pas rayer de la carte des projets pharaoniques pour ne pas choquer les élus. Si Elisabeth Borne n’a pas pu répondre avant les conclusions de la Commission, il est évident pour elle que la LGV Bordeaux-Toulouse ne peut entrer dans les projets retenus à court terme.

Les mobilités plus douces sont également à l’honneur. Pour Patrick Oliva, président de l’atelier "mobilités plus propres", ancien cadre chez Michelin, " la part modale du vélo ou de la marche est très faible. Il faut un rattrapage". Et "la mobilité durable n’est pas une préoccupation de bobo", prévient Elisabeth Borne.

"Il faut remettre le piéton au centre", demande Jean Baptiste Gernet, adjoint au maire de Strasbourg, qui propose d’instaurer des amendes minorées pour les cyclistes qui ne respecteraient pas les règles. Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers du vélo (FUB), a, lui, lancé un appel : "C’est un impératif de santé publique de développer la culture du vélo. Une heure de marche ou de vélo par jour permet de lutter contre les méfaits de la sédentarité. Il faut lancer un appel à projets pour créer des territoires pilotes et pour sécuriser les vélos (vols, stationnement, automobilistes). On demande un vrai plan vélo avec un fonds de 200 millions d’euros par an."

Aux collectivités de réguler le vélo en libre-service

Elisabeth Borne a rappelé que la prime pour les vélos à assistance électrique avait été rétablie dans la Loi de finances. Son futur plan vélo prévoit, notamment, des aides pour sécuriser les vélos avec des garages, une sensibilisation à sa pratique auprès de la population, la mise en place du calcul des indemnités kilométriques pour les frais de déplacements.

Au sujet de la mobilité connectée, Bertrand Pancher, député de la Meuse et président de cet atelier, a rappelé les cinq propositions, publiées en avant-première par l’Usine Nouvelle.

D’autres propositions concernent le financement avec la demande d’un retour à une TVA de 5,5 % au lieu de 10 % pour les transports publics, la mise en place d’éthylomètres anti-démarrage, le développement des navettes autonomes sur des voies séparées dans un premier temps… Et en attendant les conclusions de la mission Spinetta sur le ferroviaire, Elisabeth Borne a affirmé qu’elle veut "redonner un avenir au ferroviaire".

Réponses avec la présentation du projet de loi d’orientation des mobilités, début février 2018.

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