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L'Usine Santé

Des anti-vaccins menacent Sanofi et trois autres laboratoires de poursuite judiciaire

 Marion Garreau , , , ,

Publié le

Vu sur le web A l’initiative de l’association Autisme Vaccinations, une action de groupe devrait être déposée en septembre contre quatre laboratoires pharmaceutiques, dont le français Sanofi, selon une information du Parisien. Les familles associées reprochent à la vaccination pédiatrique d’augmenter les risques d’autisme.

Des anti-vaccins menacent Sanofi et trois autres laboratoires de poursuite judiciaire © Armin Kübelbeck - wikimedia commons

Les anti-vaccins continuent leur combat. Dans son édition du lundi 24 juillet, Le Parisien Aujourd’hui en France annonce qu’une action de groupe doit être déposée en septembre par l'association Autisme Vaccinations devant le tribunal de grande instance de Paris contre quatre laboratoires pharmaceutiques : le français Sanofi, les américains Pfizer et Eli Lilly, et l’anglais GlaxoSmithKline.

Cette action de groupe sera menée par une centaine de familles convaincues de l'existence d'un lien entre vaccination et autisme. Elles entendent "demander réparation des dommages causés par la vaccination pédiatrique", responsable selon elles de l'augmentation des cas d'autisme chez les jeunes enfants. Pour autant, ce lien n’a pas été établi par les cinq études américaines indépendantes menées sur le sujet en vingt ans, rappelle le quotidien.

De 3 à 11 vaccins obligatoires en 2018 ?

Derrière cette action de groupe, une militante anti-vaccin, Martine Ferguson-André. Membre de la commission Santé d'Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV), elle affirme que son fils est devenu autiste après avoir été vacciné à cinq reprises lorsqu'il était âgé de dix mois. En cause : le thiomersal, un composé chimique contenant du mercure longtemps utilisé par l’industrie pharmaceutique pour la conservation des vaccins, puis retiré par précaution des vaccins en 2000 par les autorités de santé.

Lire aussi notre enquête : L'insoluble équation des vaccins

L’annonce de cette action en justice intervient alors que le gouvernement souhaite passer le nombre de vaccins obligatoires pour la petite enfance de 3 à 11 en 2018. Une décision qui "répond à une nécessité de santé publique", avait déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn, arguant que la défiance de la population vis-à-vis des vaccins, et plus globalement de l’industrie pharmaceutique, avait entraîné "la réémergence de certaines maladies et engendré des hospitalisations et des décès évitables". Cette hausse du nombre de vaccins obligatoires est surtout une nécessité pour le gouvernement : elle doit lui permettre de répondre à l’injonction faite par le Conseil d’Etat de rendre disponibles des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination (diphtérie, tétanos, polio), alors qu’ils sont aujourd’hui proposés sur le marché uniquement couplés à des vaccins recommandés mais non obligatoires – le classement actuel des vaccins est à lire ici, page 54. Or Sanofi a depuis longtemps écarter la possibilité de reprendre la fabrication du DTPolio.

 

 

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