Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Des additifs organiques pour plastiques charriés par l’Amazone vers l’Atlantique

Myrtille Delamarche , , ,

Publié le

Vu sur le web Esters organophosphorés, bisphénols, composés perfluorés… Ces additifs destinés à rendre les plastiques plus flexibles, plus résistants à la chaleur ou à évacuer la transpiration dans les vêtements sportifs ont été retrouvés dans des échantillons d’eau de mer prélevés entre le Cap-Vert et la Martinique. Ils proviennent probablement du fleuve Amazone, affirme une étude publiée dans Environmental Science and Technology.

Des additifs organiques pour plastiques charriés par l’Amazone vers l’Atlantique © Expédition 7ème continent

En prélevant des échantillons d’eau de mer dans l’océan Atlantique nord tropical, dans le cadre de la mission Sargasses II, une équipe de chercheurs de l’Institut méditerranéen d’océanographie (MIO/PYTHÉAS, CNRS / Université de Toulon / IRD / AMU) et du Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS/OMP, UPS / CNRS / CNES / IRD) a retrouvé des additifs organiques pour plastiques qui proviennent probablement du fleuve Amazone, en Amérique du Sud.

Les concentrations les plus élevées (plus de 1,3 µg L-1 de contaminants totaux)  en polluants "ont été détectées au large, à environ 1200 km de l'embouchure du fleuve, et non pas près des côtes africaines ou caraïbes comme attendu", notent les auteurs, qui expliquent en avoir identifié la provenance en étudiant les courants et le déplacement des masses d’eau.

Des additifs pour polymères et textiles techniques

Les esters organophosphorés et bisphénols sont des additifs ajoutés dans la masse aux polymères ou copolymères pour les rendre plus souples, flexibles ou résistants à la chaleur. Ils présentent une menace "pour les milieux aquatiques qui reçoivent des apports importants de contaminants, notamment des effluents des stations d’épuration ou directement des industries".

Au cours de la dégradation du plastique, ils "peuvent être libérés de la matrice polymère et interagir avec le système hormonal des organismes en agissant, entre autres, comme un perturbateur endocrinien". Raison pour laquelle le bisphénol A a été interdit dans les plastiques alimentaires comme les biberons. Une autre étude, réalisée par des chercheurs de l'Ecole nationale vétérinaire et du laboratoire Toxalim de Toulouse, affirme que son substitut, le bisphénol S, présenterait finalement plus de risques que le bisphénol A.

D’autres contaminants retrouvés dans l’Atlantique nord, comme les composés perfluorés (PFC), sont utilisés dans les vêtements techniques (sportifs, etc) pour leurs qualités hydrofuges (ils évacuent l’humidité, donc la transpiration) et oléofuges (ils n’absorbent pas l’huile, un avantage pour les vêtements professionnels par exemple). Les auteurs soulignent le potentiel de nuisance de ces contaminants pour l'environnement.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle