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L'Usine Aéro

Dès 2017, Boeing a identifié un dysfonctionnement du 737 MAX sans en parler à ses clients

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Dimanche 5 mai, Boeing a apporté des précisions sur les anomalies constatées sur le signal d'alarme de la sonde d’angle d’attaque (AOA) du 737 MAX. Il en ressort que le constructeur américain avait identifié dès 2017 des dysfonctionnements sans en avertir les compagnies aériennes ou le régulateur aérien américain (FAA). Une révélation qui met à nouveau la communication de Boeing au centre des critiques tandis que l'entreprise traverse une crise liée à l'immobilisation de son appareil à travers le monde.

Dès 2017, Boeing a identifié un dysfonctionnement du 737 MAX sans en parler à ses clients
Boeing a apporté des précisions sur les anomalies constatées sur le signal d'alarme de la sonde d’angle d’attaque (AOA) du 737 MAX.
© Boeing/ Craig Larsen/DR

Dès 2017, bien avant les crashs des vols Lion Air puis Ethiopian Airlines, Boeing avait identifié des dysfonctionnements liés au signal d’alarme de la sonde d’angle d’attaque (AOA) du 737 MAX. Le constructeur aéronautique a publié un communiqué dimanche 5 mai pour détailler les anomalies constatées sur ce système d’alerte du cockpit censé informer les pilotes. L’appareil 737 MAX est toujours interdit de vol à travers le monde à la suite de l’accident du vol ET302 qui a provoqué la mort de 157 personnes le 10 mars.

Le problème identifié par les ingénieurs en 2017

Début avril, Boeing a confirmé lors des deux catastrophes une activation accidentelle du logiciel anti-décrochage MCAS en raison de données de capteur erronées. Une polémique a éclaté quelques semaines plus tard au sujet du signal d’alarme dit “AOA Disagree” qui alerte les pilotes du dysfonctionnement du logiciel MCAS lorsqu’il reçoit des données faussées : Boeing aurait rendu optionnel et payant ce système d’alerte. Tandis qu’il travaille sur une mise à jour du MCAS, le constructeur américain s’est défendu en indiquant que la nouvelle version intègrerait gratuitement l’AOA Disagree.

Le communiqué de Boeing déplace la polémique sur un autre sujet : dès 2017, les ingénieurs de l’entreprise aurait identifié un problème avec l’AOA Disagree. “Ni l’indicateur de l’angle d’attaque ni le système d’alerte ‘AOA Disagree’ ne sont nécessaires pour une opération en toute sécurité de l’avion. Ils apportent seulement une information supplémentaire et n’ont jamais été considérés comme des dispositifs de sécurité sur les avions de transport commerciaux”, tempère Boeing.

La FAA égratigne la communication de Boeing

Le constructeur ajoute qu’à l’époque et avant le crash du vol Lion Air en octobre 2018, les hauts dirigeants n’étaient pas informés de ces dysfonctionnements. En conséquence, entre 2017 et l’accident du vol Lion Air, ni les compagnies aériennes ni le régulateur aérien américain (la FAA) n’ont été informés de ces anomalies.

Dans un avis publié le 5 mai, la FAA estime que l’anomalie de l’alerte AOA Disagree présente un “risque faible”. “Cependant, une communication de Boeing ponctuelle ou arrivant plus tôt avec les opérateurs aurait aidé à réduire ou éliminer une possible confusion”, estime tout de même le régulateur aérien dans un communiqué cité par les médias américains. Tandis que Boeing traverse une crise majeure liée au 737 MAX, ces nouvelles révélations risquent d’accentuer les critiques sur son manque de transparence.

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