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Derrière l'affaire Anthony Levandowski, la bataille sans merci entre Google et Uber dans la voiture autonome

Juliette Berne ,

Publié le

Vu sur le web Le 27 août, la justice américaine annonçait poursuivre l’ingénieur Anthony Levandowski pour vols de secrets commerciaux dans des projets de voitures sans conducteur chez Waymo, filiale du groupe Google, dans le cadre d'une bataille avec Uber. L’Usine Nouvelle revient sur cette longue affaire entre deux géants de la voiture autonome.

[Affaire Anthony Levandowski] Bataille sans merci entre Google et Uber dans la voiture autonome
L'ex ingénieur de chez Waymo et Uber encourt une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement et 250 000 dollars d'amende.

Aux Etats-Unis, impossible de passer à côté de cette nouvelle. Anthony Levandowski, un ingénieur spécialisé dans l’automobile autonome, est poursuivi par le département américain de la Justice depuis le 27 août. Il risquerait une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement, sans compter des amendes, s'il était reconnu coupable d'avoir volé, selon le média américain The Verge, 14 000 documents à Google contenant des informations exclusives (dessins, schémas…).

Ces informations concerneraient les circuits et capteurs lasers LIDAR des voitures autonomes du géant américain, téléchargés sur son ordinateur personnel avant que son entreprise Otto ne soit rachetée par Uber pour 700 millions de dollars. Un scandale, qui n’est en réalité qu’un grain de sable dans une bataille bien plus ancienne entre Google et Uber.

Une bataille qui dure

Tout commence en 2015-2016. Anthony Levandowski est accusé par Waymo, filiale autonome de Google, d’avoir volé des documents secrets concernant de futures voitures autonomes. Il décide de quitter la firme pour créer sa propre entreprise, Otto, qui sera ni plus ni moins rachetée par son principal concurrent Uber. Waymo décide alors d’attaquer l’application en février 2017 et lui réclame 1,9 milliard de dollars.

Ce n’est pas la première fois qu’Uber est accusé de voler ses concurrents : en 2017, le programme « Hell » (Enfer) de l’entreprise fait scandale suite à une enquête du magazine The Information. Il s’agit d’un logiciel conçu et utilisé par Uber de 2014 à 2016 pour espionner les utilisateurs et chauffeurs de son principal concurrent Lyft… qui s’alliera cette même année à Google pour déployer son réseau de robots taxis !

Uber a longtemps réfuté les accusations de son concurrent mais en 2017, la société licencie néanmoins Anthony Levandowski. Cette même année, Uber rejette un accord de 1 milliard de dollars avec Google. Finalement, au cinquième jour du procès qui se tenait en février 2018, les deux géants trouvent un accord. De son côté, Anthony Levandowski a fondé une nouvelle société nommée Pronto. En décembre dernier, elle a conçu un système avancé d'assistance au conducteur destiné au secteur du camionnage sur de longues distances. Un premier trajet a été réalisé sur 3000 km entre San-Francisco et New-York sans aucune intervention humaine.

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