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Quotidien des Usines

"Dépasser les clivages entre recherches fondamentale et privée"

Publié le

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Jeudi dernier, le président de la République a lancé la « stratégie nationale de recherche ». Ce « Grenelle de l'innovation », imaginé par Valérie Pécresse, la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, vise à réconcilier la recherche publique et celle menée par les entreprises.

A quoi sert ce « Grenelle de l'innovation » ?

C'est un exercice que j'ai souhaité, et que de nombreux pays européens ont déjà mis en place. Pour la première fois, tous les représentants du monde économique, de la recherche publique et du monde associatif vont se réunir autour de la même table. Nous voulons dépasser les clivages entre recherche fondamentale et recherche privée. Nous aurons bientôt un document de référence qui fixera les priorités de recherche pour les cinq prochaines années. Ce sera la clé de voûte de la politique scientifique de la France. Neuf groupes de travail ont déjà commencé à se réunir (sciences du vivant, de l'environnement, des matériaux, PME et innovation, etc.).

Et les entreprises vont jouer le jeu ?

Tous les grands patrons que je rencontre me disent la même chose : nous n'avons pas une assez bonne idée de la recherche effectuée dans les organismes et les universités. La méconnaissance est telle qu'un industriel a par exemple mis plus de six mois pour trouver la bonne équipe universitaire qui travaillait sur la pile électrique. Autre exemple : très peu de chercheurs savent que leurs travaux peuvent intéresser Axa, qui finance des projets pour mieux appréhender les risques en matière d'inondations ou de réchauffement climatique.

Vous avez revu à la hausse le crédit d'impôt recherche. Mais avec la crise, ce dispositif est-il utilisé à fond ?

C'est un peu tôt pour le dire. Dans le plan de relance, 3,8 milliards d'euros ont été injectés pour la mobilisation anticipée du crédit d'impôt recherche. Avec cette mesure, une entreprise innovante qui ne ferait pas de bénéfices en 2009 pourra malgré tout mobiliser sa créance par anticipation. Ainsi, les entreprises les plus dynamiques en matière de R et D pourront continuer à investir.

Mais contrairement à l'ancien système, on peut désormais bénéficier du crédit d'impôt recherche sans avoir à augmenter ses dépenses de R et D...

Je vais suivre avec attention l'utilisation de ce dispositif, qui jusqu'ici a donné satisfaction aux entreprises. Le crédit d'impôt recherche ne peut pas être une subvention comme les autres. Nous allons veiller à ce que les sociétés qui en profitent augmentent leur investissement. Les grands groupes industriels aux épaules solides ne peuvent pas utiliser le crédit d'impôt recherche sans faire un effort significatif. Je serai ferme sur ce point ! Vous savez, grâce à ce dispositif, les groupes étrangers relocalisent en France leur centre de R et D. Microsoft a annoncé une nouvelle implantation en France, IBM également, à Sophia Antipolis. Le « site France » est redevenu attractif en matière d'investissement dans la recherche. C'est un changement radical.

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