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L'Usine Santé

Sanofi refuse de contribuer à l'indemnisation des victimes de la Dépakine

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Publié le , mis à jour le 16/01/2019 À 18H35

Le géant pharmaceutique français Sanofi a annoncé le 16 janvier qu'il refusait de contribuer à l'indemnisation des victimes du valproate de sodium, un antiépileptique commercialisé par le laboratoire sous la marque Dépakine, estimant que les premiers avis du dispositif d'indemnisation relatif à ce médicament "ne prennent pas en considération la réalité des faits".

Sanofi refuse de contribuer à l'indemnisation des victimes de la Dépakine
Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer
© Philippe Wojazer

Sanofi n'entend pas indemniser les victimes de la "Dépakine". Dans un communiqué, le groupe estime que si la responsabilité de l'État a été en partie retenue dans certains de ces avis, le dispositif d'indemnisation mis en place "ne prend pas en compte les preuves établissant que Sanofi a informé les autorités en toute transparence sur les données disponibles, conformément à la réglementation applicable". Dans ce contexte, il estime ne pas pouvoir donner suite à ces avis.

Ce médicament, à l'origine de milliers de malformations congénitales est interdit depuis fin juin 2018 en France pendant la grossesse et aux femmes en âge de procréer sauf circonstances exceptionnelles. Le Royaume Uni l'avait déjà interdit en avril dernier.

Entre 2.150 et 4.100 enfants ayant été exposés in utero au valproate et à ses dérivés sur la période 1967-2016 seraient atteints d'au moins une malformation congénitale majeure, selon une estimation pour la France établie par une étude des autorités sanitaires publiée en 2017. Des actions judiciaires sont en cours.

La Dépakine a longtemps fait partie des quinze plus gros médicaments de Sanofi, avec un chiffre d’affaires continuant de progresser alors même qu’il était soumis à la concurrence de génériques commercialisés par Biogaran, Teva, Sandoz ou Mylan.

avec Reuters (Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)

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