Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Denis Martin, une main de fer aux RH de Peugeot-Citroën

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Après quelques mois passés à la tête de l'usine rennaise du constructeur, l'ancien directeur de la branche matériel de la SNCF a été propulsé au comité directeur du groupe PSA. Une promotion turbo.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Difficile d'avoir une ascension plus rapide ! Denis Martin, entré cet été dans le groupe automobile PSA, est nommé à la direction des ressources humaines après six mois passés à la tête de l'usine de Rennes-La Janais (Ille-et-Vilaine). Faisant du même coup son entrée au comité directeur. En fin de compte, ses nouvelles fonctions ne sont peut-être pas un cadeau dans une période économique aussi sombre pour le secteur automobile. Pour cet homme de 52 ans, diplômé d'une maîtrise de gestion à l'université de Paris-Dauphine, la mission que lui confie Christian Streiff risque d'être sportive. D'autant que la deuxième phase du plan de départs volontaires, lancée par le constructeur après 10 000 départs en 2007, peine à faire le plein. A la CFDT, « on attend les actes pour juger », en rappelant que le PDG actuel avait une réputation de cost killer et qu'il n'a licencié personne. Pour l'instant.

Le passage éclair de Denis Martin en terre bretonne laisse en tout cas un sentiment contrasté. Malgré sa profession de foi au journal « Ouest-France » (« Je ne suis pas un Monsieur Propre, mais un industriel qui veut adapter le site de La Janais aux véhicules de demain »), son arrivée a secoué le site. Et les méthodes de cet ancien de Magneti-Marelli et de Valeo n'ont pas toujours convaincu. A la CGT, on se réjouit de son départ : « C'est très difficile de discuter avec lui. C'est le dirigeant le moins social que nous ayons eu. » A l'inverse, Nadine Cormier, la déléguée syndicale de FO, le trouve ouvert au dialogue. Elle rappelle que « son objectif était de rendre le site plus compétitif. Il a bousculé beaucoup de strates. Ce qui n'a pas plu à tout le monde, notamment aux cadres. En tant qu'interlocuteur syndical, certains propos m'ont plu. Il est dynamique et n'emploie pas la langue de bois. » Ses précédentes expériences lui donnent davantage une image de manager de choc. Les 1 100 salariés de l'usine Philips du Mans, que Denis Martin a licencié entre 1999 et 2002, s'en souviennent encore. A la SNCF, en tant que directeur du matériel de 2005 à 2008, il a réorganisé le secteur de la maintenance du matériel roulant et a mis en place le projet Performance industrielle qui a permis de réduire les délais de livraison de deux semaines à trois jours et de faire passer le taux de service de 50 à 98 %. La réorganisation fut moins douloureuse que chez Philips, mais a laissé des marques.

Chez PSA, son premier défi sera peut-être d'installer un climat de confiance avec des organisations syndicales dans l'expectative. Mais après l'ère Jean-Luc Vergne, l'ancien DRH, la barre est haute. Chez FO, on rappelle que « 90 accords ont été signés en dix ans. Tout le panorama du code du travail a été revu dans le bon sens. » Prenant la succession du très apprécié Jean-Luc Vergne, il devra surtout piloter une entreprise en réduction constante d'effectif.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle