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Démarrage repoussé pour la bioraffinerie de Total... mais feuille de route maintenue

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Initialement annoncée pour l’été 2018, la mise en service de la bioraffinerie de Total à La Mède (Bouches-du-Rhône) a été reportée au 1er trimestre 2019, selon la direction financière du groupe. Ce décalage aurait un impact limité localement, assure Total.

Démarrage repoussé pour la bioraffinerie de Total... mais feuille de route maintenue
Initialement annoncée pour l’été 2018, la mise en service de la bioraffinerie de Total à La Mède (Bouches-du-Rhône) a été reportée au 1er trimestre 2019.
© Jean-Christophe Barla

L’annonce en a été faite par le directeur financier de Total, Patrick de La Chevardière, le 26 octobre, lors d’une conférence téléphonique avec des analyses financiers. "Le projet fait des progrès et démarrera au 1er trimestre 2019" a-t-il confié, en évoquant la mise en service de la bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), issue de la reconversion de l’ancienne raffinerie de Provence, au bord de l’étang de Berre.

Ce démarrage était prévu pour l’été 2018, suite à l’autorisation d’exploiter délivrée par l’Etat le 16 mai dernier. Mais sur place, la direction s’exprimait toujours avec les précautions d’usage sur le calendrier, compte tenu de la complexité de la transformation engagée. Une prudence qui trouve sa confirmation aujourd’hui : "Un projet de ce type est toujours techniquement plus compliqué à

mener qu’un projet mené à partir de zéro", indique un porte-parole, mais la feuille de route reste maintenue, sans grand changement.

"Prendre le temps pour bien faire les choses"

La phase de test des unités a bien débuté avant l’été et se poursuivra jusqu’au 1er trimestre 2019, lorsque l’unité de production de biodiesel devrait être opérationnelle. La semaine dernière, le réseau de vapeur et d’électricité a été remis en service. Raccorder les anciennes unités aux nouvelles nécessite des délais plus longs que prévu. Les scenarii envisagés intégraient selon la direction cette éventualité de "prendre le temps qu’il faudrait pour bien faire les choses". 

Les équipes de Total et les sous-traitants poursuivent les opérations en s’adaptant parallèlement à d’autres contraintes. "Les entreprises locales auxquelles nous avons souhaité faire appel font face à de nombreux arrêts d’industries autour de l’étang de Berre, ce qui a limité la disponibilité de la main d’œuvre », ajoute la direction. Le site de Naphtachimie à Martigues Lavera, joint-venture de Total et Ineos, a notamment débuté son grand arrêt le 20 septembre dernier pour une durée d’environ deux mois.

Sur la plate-forme de la Mède, l’unité de production d’ADBlue devrait démarrer ces prochains jours. Quant aux personnels affectés à la future bioraffinerie, le report n’entraîne aucune mesure autre que celles qui étaient annoncées. "L’organisation des unités se poursuit avec les formations prévues au poste et aux unités, indique Total. Le personnel du projet Phoenix est toujours à pied d’œuvre et les salariés mobilisés pour le projet prendront leur poste définitif au fur-et-à-mesure des phases de test et finalisation des unités."

L’investissement global de 275 millions d’euros comprenait, outre la bioraffinerie et l’unité d’ADBlue, la réalisation d’un dépôt pétrolier, fonctionnel depuis avril 2017, d’un centre de formation sur installations réelles, Oleum Sud, ouvert en septembre 2017 et d’une centrale photovoltaïque entrée en production en janvier 2018.

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