Délocalisations, Electroménager... Toute l'actualité du 22/04/05

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Les délocalisations mal évaluées. Deux études officielles sur les problèmes de délocalisation ont été remises au ministre de l'Emploi et de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo. L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) met sérieusement en cause dans son rapport, l'efficacité de la politique gouvernementale, relève Les Echos. L'ampleur des délocalisations peut paraître limitée, mais le chiffrage se focalise surtout sur l'emploi industriel, en laissant de côté les activités de service. Il prend par ailleurs rarement en compte le recours à la sous-traitance extérieure. L'Igas pointe l'inefficacité des aides de l'Etat, mal ciblées et qui ont en fait peu d'impact sur les décisions des employeurs. Elle préconise de mieux accompagner les entreprises qui délocalisent, pour favoriser le développement éventuel de nouvelles activités. Altédia a identifié pour sa part, six facteurs déterminants de délocalisation. Le besoin de se rapprocher des marchés en croissance, le différentiel sur le coût du travail, le coût et la disponibilité des matières premières, la présence d'un tissus productif local attractif et enfin la perte d'attractivité du fait de l'image négative de la France.

Les entreprise françaises doivent parier sur la Chine. Le Premier ministre ne revient pas les mains vides de son voyage dans l'ex Empire du milieu, plus de 2,5 milliards d'euros de contrats ont été signés ou confirmés, rapporte Les Echos. La moisson profite en premier lieu à Airbus, qui place dix nouveaux avions et confirme l'achat de vingt autres, dont 5 A380 dont les commandes avaient été évoquées en janvier. Mais l'avionneur européen n'est pas le seul à investir le marché chinois, Valeo, Alstom et Areva sont installés sur place, engrangent des contrats ou sont bien placés pour concourir dans de nombreux secteurs, même si le jackpot nucléaire chinois de fait encore attendre, remarque La Tribune. Pour autant, Jean-Pierre Raffarin a rappelé que les relations commerciales n'étaient pas encore au niveau de leur potentiel, la France n'étant que le quinzième fournisseur de la Chine. Il a invité les petites et moyennes entreprise à venir se "frotter" au marché chinois.

Samsung se développe dans l'électroménager. L'an dernier, les produits blancs de la filiale française n'ont représenté que 8 % d'un chiffre d'affaires de 1,24 milliards, mais ils sont en constante progression, note Les Echos. Dans un marché européen où la concurrence est vive entre fabricants et marques de distributeurs, le Coréen veut capitaliser sur le succès de ses mobiles ou de ses produits électroniques, en misant plutôt sur le haut de gamme, notamment avec ses réfrigérateurs grands format et ses micro-ondes élaborés. Tous les produits sont d'ailleurs rassemblés au sein d'une même filiale, Samsung Electronics et sont commercialisés sous une seule marque. Les ventes ont atteint globalement 50 milliards de dollars l'an dernier et ont généré 10 milliards de profits. Les essais dans le lavage n'ont pour le moment, pas été concluant, mais le nouvel axe de développement se fera sur le marché en plein essor de la climatisation individuelle.

La réserve fédérale s'inquiète des déficits. Alan Greenspan, président de la FED, s'est rangé derrière les partenaires des Etats-unis au sein du G7, en haussant le ton face aux sénateurs américains, relève La Tribune. Il a prévenu que l'évolution des déficits budgétaires et commerciaux risquait de conduire à une stagnation de l'économie, voire pire. Les projections débouchent sur une hausse des taux d'intérêts et sur un alourdissement contant des déficits. Le déficit fédéral cumulé sur la période 2006-2015 pourrait atteindre 2.600 milliards de dollars, si des mesures d'économie ne sont pas prises. Mais l'administration Bush ne semble pas en prendre le chemin. Selon Jim O'Neill économiste chez Goldman Sachs, les promesses de réduction seront difficiles à tenir, compte tenu de l'envolée du budget de la défense, des perspectives en matières de dépense sociales, de la réforme des retraites et des baisses d'impôts votées depuis 2001.

Carlos Ghosn, le redresseur de Nissan devenu un mythe. La Tribune revient dans son enquête sur le parcours du futur patron de Renault qui succédera à Louis Schweitzer le 29 avril. Il a réussi le sauvetage du constructeur nippon en insufflant la culture du bénéfice, contre celle des parts de marché. En prenant le contrôle de Nissan, dinosaure industriel en déconfiture, déficitaire depuis de nombreuses années, en sureffectifs chroniques, alors que DaimlerChrysler avait renoncé, Renault a joué gros, d'autres concurrents qui ont racheté Mazda ou Misubishi se sont cassé les dents. Mais Carlos Ghosn avec sa réputation de "cost killer" - c'est lui qui avait fermé Vilvoorde en 1997 - saura ramener la confiance, imposer des sacrifices, en fermant cinq usines et en diminuant de moitié les fournisseurs, tout en inspirant la loyauté et sans faire perdre la face aux équipes japonaises.

La caisse des dépôts affiche de bonnes performances. Le résultat net part du groupe se monte à 1,9 milliard d'euros, en progression de 21 %, même s'il enregistre près de 400 millions de plus-value exceptionnelle, indique La Tribune. Le changement de périmètre et le partenariat avec les caisses d'épargne a porté ses fruits, notamment dans la banque de détail. L'établissement a limité les frais généraux, avec une hausse de seulement 4 %. Ses activités d'investisseur à long terme en actions, a engrangé 400 millions de plus-value et la CNCE, consolidée à 40 % ont contribué à hauteur de 356 millions. La CDC est également assureur, elle contrôle 37 % de la CNP, premier assureur des personnes en France et qui a apporté 267 millions de profits. Pour Francis Mayer, directeur général de la Caisse des dépôts, il s'agit maintenant de "cimenter la culture de la rentabilité et d'être performant au service du pays."

Didier RAGU

Bon week-end, à lundi !

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