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L'Usine Santé

Deinove lève 14,6 millions d’euros pour développer de nouveaux antibiotiques

Astrid Gouzik ,

Publié le

Bpifrance, via le programme d’investissements d’avenir, va soutenir le projet AGIR (antibiotiques contre les germes infectieux résistants). Le français Deinove lève 14,6 millions d'euros pour rechercher de nouveaux antibiotiques. 

Deinove lève 14,6 millions d’euros pour développer de nouveaux antibiotiques
Dans ses laboratoires, Deinove essaie de trouver une réponse à la résistance aux antibiotiques.
© DEINOVE

En 2050, la très forte augmentation des bactéries résistantes aux antibiotiques pourrait être à l’origine de 10 millions de décès par an, soit plus que le cancer actuellement (8 millions de décès par an). L’Organisation mondiale de la santé a d’ailleurs placé la lutte contre la résistance antibiotique au rang de priorité mondiale.

Pourtant, sur les cinquante dernières années, seules deux nouvelles classes d’antibiotiques ont été découvertes. Aucun antibiotique innovant n’a été mis sur le marché depuis 2010. Focalisées sur des marchés plus porteurs (comme l’oncologie), les Big Pharma ont peu à peu délaissé la recherche pour ces nouveaux traitements. "Elles comptent sur les petites biotech pour faire le boulot", raconte Emmanuel Petiot, directeur général de Deinove, l’une des biotech en question.

Equiper et robotiser ses laboratoires

Et pour parvenir à développer rapidement des nouveaux antibiotiques, le français Deinove a annoncé, le mardi 12 septembre, avoir levé près de 15 millions d’euros auprès de Bpifrance dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. Un sacré coup de pouce pour le projet AGIR dont le budget total est évalué à 25 millions d’euros. Les versements seront échelonnés sur les cinq années de durée du programme. "Cela va nous permettre de financer notre plate-forme et ainsi équiper et robotiser nos laboratoires", détaille Emmanuel Petiot. La force de Deinove : un souchier riche de 6000 bactéries rares et "encore inexploitées", assure la biotech ; ainsi que cette plate-forme d’ingénierie génétique, métabolique et fermentaire qui lui permet de "transformer ces micro-usines naturelle en nouveaux standards industriels".

Des atouts nécessaires puisque la biotech s’est fixé des objectifs ambitieux. Alors que le temps de développement d’un nouvel antibiotique est estimé entre huit et 10 ans, pour un investissement d’environ 100 millions d’euros, Deinove veut aller plus vite pour mettre sur le marché plusieurs nouveaux antibiotiques. "En demandant une accélération des processus de mise sur le marché, comme cela se fait aux Etats-Unis, on peut déjà gagner deux ans. Et puis nous avons déjà le souchier et les laboratoires donc on pourrait encore gagner deux ans. On espère rentrer dans les phases cliniques plus rapidement que si on partait de zéro. Mais pour cela on a besoin de trouver de belles molécules et ensuite des bons partenaires…", conclut Emmanuel Petiot.

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