Défense navale : la France doit mener la consolidation

Du fait de ses solides positions commerciales et technologiques, la France doit faire la course en tête en matière de consolidation du secteur maritime militaire selon Jean Yves Le Drian, en visite au salon Euronaval.

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Défense navale : la France doit mener la consolidation

Le ministre de la Défense n’a pas fait le déplacement pour rien sur Euronaval, le salon de la défense navale et de la sécurité qui se tient actuellement au parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis). Après un discours devant une audience fournie et la remise de prix à trois PME innovantes, Jean-Yves le Drian a consacré plus d’une heure et demie à visiter les stands des PME, des grands intégrateurs, des pôles de compétitivité (des régions Paca et Bretagne) mais également des pays partenaires comme celui du Brésil.

Interrogé sur les consolidations qui pourraient toucher le secteur, il a précisé que la France devait avoir un rôle leader dans le domaine : "Grâce à ses succès, l’industrie navale militaire française est le premier contributeur aux exportations militaires du pays. C’est la preuve de sa qualité dans un secteur fortement concurrentiel (…). S’il y a consolidation, la France doit jouer en tête", affirme le ministre.

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Tout le monde pense bien sûr aux alliances que pourrait nouer le champion français du domaine DCNS. Son PDG Patrick Boissier estime d’ailleurs la consolidation inévitable entre ses groupes et ses pairs européens. "Les Européens n’ont plus les moyens de développer quatre types de frégates ou de sous-marins et de se concurrencer à l’international. Sans consolidation, l’industrie européenne sera en position de faiblesse et mettra son avenir en péril", confiait-il récemment à l’Usine Nouvelle. Dans l’avenir, des rapprochements pourraient donc être envisagés avec ses concurrents européens : l’allemand TKMS, l’italien Fincantieri, l’espagnol Navantia…même si jusqu’ici toute tentative de rapprochement ont échoué à cause de désaccord sur la stratégique industrielle.

Selon le ministre, l’Etat joue un rôle clef pour soutenir ses industriels. "Dans un moment de contrainte budgétaire majeur, des décisions ont été prises pour maintenir les grands programmes", a-t-il expliqué. En effet, plusieurs grands programmes de défense navale sont passés entre les gouttes des coupes budgétaires : les frégates multimissions, les sous-marins nucléaires d’attaque Baraccuda, le missile de croisière naval tiré à partir de bâtiments de surface et de sous-marins, les torpilles et l’aviation navale avec les hélicoptères NH90…

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