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Décollage officiel pour l’IRT- Aéronautique, Espace et Systèmes Embarqués

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L’Institut dispose d’un budget sur sept ans de plus de 300 millions d’euros. Il travaillera sur trois grands domaines  stratégiques : les matériaux non métalliques, l’aéronef plus électrique et les systèmes embarqués.

Décollage officiel pour l’IRT- Aéronautique, Espace et Systèmes Embarqués © Patrick Delapierre - Air France Industries

Enfin ! A l’issue d’une laborieuse gestation, qui aura duré près de deux ans, l'Institut de recherche technologique Aéronautique, Espace et Systèmes Embarqués (IRT-AESE) est lancé. L’IRT-AESE vient de réunir son premier conseil d’administration à Toulouse. Autour de la table : les sept grands industriels fondateurs (Actia, Airbus, EADS, Liebherr, Safran, Thales, Zodiac), une cinquantaine de PME regroupées au sein d’un collège unique, les fondateurs académiques (CNES, CNRS, Pres Bordeaux et Pres Toulouse), les représentants de l’Etat et des collectivités locales. Pas toujours facile de faire travailler ensemble autant de monde. Le montage du projet a mobilisé pas moins de 200 experts publics et privés.

C’est Gilbert Casamatta, ancien président du Pres Université de Toulouse, qui a été élu à la présidence.  Ariel Sirat (EADS), sélectionné en décembre 2011 par l’association de préfiguration de l’IRT, a été nommé directeur général. Labellisé dès le mois de mai 2011, avec sept autres projets en France, dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA), l’IRT-AESE va pouvoir engager ces programmes. "Nous sommes arrivés à lever tous les freins, notamment ceux liés à la mise en conformité avec les financements européens", se félicite Gilbert Casamatta. Onze premiers projets de recherche seront lancés dès cet été, dans le cadre d’une première tranche de 50 millions d’euros. Trois grands domaines technologiques stratégiques ont été retenus : les matériaux non métalliques aéronautiques et spatiaux, l’aéronef plus électrique et les systèmes embarqués.

Globalement, l’IRT dispose d’un budget sur sept ans de plus de 300 millions d’euros (145 millions de l’Etat, 145 millions des industriels et 21 millions apportés par les collectivités locales). "Dès cette année,  il devrait occuper une cinquantaine de personnes et monter progressivement en charge pour atteindre un effectif d’environ 200 personnes à l’horizon 2016", précise Gilbert Casamatta.
Une adresse provisoire devrait très vite être trouvée. Plusieurs options sont en cours de négociation avec les collectivités locales. Dans un délai de trois ans, l’IRT disposera d’un immobilier en propre, sur le parc d’activités Toulouse-Montaudran Aerospace, dont 2 000 m² dédiés à un espace pépinière d’entreprises, cofinancé à hauteur de 21 millions d’euros par les collectivités locales partenaires (Région Midi-Pyrénées, conseil général de la Haute-Garonne et Grand Toulouse).

Marina Angel
 

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