Déclaration d'amour aux patrons, épisode 2 : "j'aime l'entreprise responsable", affirme Laurent Berger

Manuel Valls l'avait fait, Laurent Berger recommence : le secrétaire général de la CFDT fait une déclaration d'amour aux patrons dans une interview accordée au quotidien Les Echos, daté du 2 septembre. Mais il ne les aime que si elles sont responsables. Selon lui, syndicalistes, politiques et dirigeants de sociétés doivent travailler main dans la main, pour que la France sorte du marasme économique. 

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Déclaration d'amour aux patrons, épisode 2 :

Après la déclaration d'amour aux patrons prononcée par Manuel Valls, lors du discours de clôture de l'Université d'été du Medef, c'est au tour de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, de conter fleurette aux sociétés. "Moi j'aime l'entreprise responsable", a-t-il affirmé dans une interview accordée au quotidien les Echos et publiée le 2 septembre.

Certains politiques qui ont pris la parole à l'Université d'été du PS à La Rochelle ont été sifflés parce que le mot "entreprise" était passé entre leurs lèvres. Le syndicaliste s'est dit "effaré." Et il ajoute : "Les trois quarts des salariés se disent fiers de travailler dans leur entreprise."

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"On ne touche pas à la durée légale du travail"

Pour lui, politiques, syndicats et entreprises doivent travailler en étroite collaboration pour faire face à l'urgence économique et sociale qui est aujourd'hui bien présente dans l'Hexagone : "Le gouvernement doit rester à l’écoute des partenaires sociaux et le dialogue être permanent. Le plus important, c’est d’obtenir des résultats, comme l’attendent les salariés. La seule question qui vaille est celle de l’efficacité", insiste-t-il. "La priorité absolue est que les branches s’engagent enfin clairement sur les contreparties au pacte de responsabilité."

Le syndicaliste est clair : la CFDT ne cèdera pas d'un pouce sur les 35 heures (le nouveau ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, avait jeté un pavé dans la marre en proposant juste avant sa nomination au gouvernement leur assouplissement). "On ne touche pas à la durée légale du travail. Ce n’est pas à l’agenda." L'organisation syndicale ne soutient pas non plus le passage au travail dominical pour tous : "des adaptations sont possibles mais une généralisation est exclue", affirme Laurent Berger.

Contrairement à François Hollande, le secrétaire général de la CFDT ne pense pas que les seuils sociaux soient essentiels : "Toutes les études fondées sur des données sociales concluent que l’effet sur l’emploi est très faible. Ce n’est pas avec les seuils qu’on va faire repartir la croissance, même s’il peut y avoir un effet psychologique", détaille-t-il.

Lélia de Matharel

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