Une nouvelle opération délicate démarre sur un réacteur accidenté de la centrale nucléaire de Fukushima

Tepco a démarré le 15 avril l'enlèvement des barres de combustibles du réacteur 3 de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Un opération risquée, qui a déjà pris du retard, et qui devrait durer encore deux ans.

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Une nouvelle opération délicate démarre sur un réacteur accidenté de la centrale nucléaire de Fukushima
Visite de l'Agence internationale de l'énergie atomique à Fukushima le 7 novembre

L'énergéticien japonais Tepco a annoncé lundi 15 avril le démarrage de nouvelles opérations sur le site accidenté de l’usine de Fukushima. Déjà plusieurs fois repoussées, celles-ci visent à retirer les 566 barres de combustibles restantes de la piscine du réacteur numéro 3. Le tout devrait durer environ deux ans.

Ces pièces volumineuses de plusieurs mètres de long représentent toujours un risque de sécurité important, et leur présence empêche la poursuite des autres tâches prévues dans le bâtiment. Elles devraient être transportées vers un endroit où l’entreprise pourra plus facilement gérer leur stockage.

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Des travaux en amont

Compte-tenu du taux élevé de radiations, les lieux doivent être décontaminés avant de devenir accessibles. Pour commencer les travaux de déblayage des débris, différents équipements, comme une grue, ont été installés. Celle-ci permet par exemple d’opérer à distance et sans risques.

La piscine du réacteur 3, située en hauteur, était également pleine de débris divers qu’il a fallu dégager en amont. Pour cela, divers outils ont été mis au point, et un plan d'enlèvement détaillé a été élaboré grâce à des simulations 3D et des images rapportées par une caméra sous-marine. Un coffrage a ensuite été apposé tout autour de la zone contaminée.

Ces travaux préparatifs ont pris plus de temps que prévu, entraînant du retard dans le retrait des combustibles, dont le démarrage était prévu il y a plusieurs années.

Deuxième nettoyage

C’est la deuxième fois que Tepco effectue une telle manoeuvre sur un réacteur. Une opération similaire a eu lieu entre fin 2013 et début 2014 sur le numéro 4 qui, vide lors de l’incident, n’était pas entré en fusion. De leur côté, les piscines des unités 1 et 2, qui contiennent respectivement 392 et 615 barres de combustibles, ne devraient pas commencer à être vidées avant 2023.

Après le passage d’un tsunami, la centrale Fukushima Daiichi, située à 220 kilomètres au nord-est de Tokyo, avait été inondée le 11 mars 2011, entraînant une détérioration du réacteur numéro 1. Les dommages se sont ensuite propagés au réacteur 3, qui a subi une explosion le 14 mars.

En mars, Tepco publiait le bilan des opérations 2018 dans la centrale de Fukushima :

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