Débat Juppé-Hollande : quand les opposants se rejoignent

Le débat entre François Hollande, le candidat socialiste à l’élection présidentielle, et Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, lors de l’émission "Des paroles et des actes" sur France 2 hier soir, s’est fait parfois houleux et souvent technique.

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Débat Juppé-Hollande : quand les opposants se rejoignent

Alain Juppé a tout d’abord voulu défendre le bilan du gouvernement auquel il appartient. François Hollande a reconnu du bout des lèvres qu’il conserverait certaines mesures mises en place par l’actuel gouvernement. "Le crédit d’impôt recherche, nous devons le répartir davantage. Mais il est tout à fait utile pour le redressement productif", a-t-il lâché au cours de l’émission.

Le ministre des Affaires étrangères a saisi la balle au bond pour énumérer les différents dispositifs que le candidat socialiste ne remettait pas en cause. "La taxe professionnelle, nous l’avons supprimée et cela marche très bien, a-t-il commencé. Le crédit d’impôt recherche, qui bénéficie aux PME puisqu’elles représentent 60 % des bénéficiaires, vous le gardez. Les investissements d’avenir, pour 35 milliards d’euros dont 11 milliards sont déjà décaissés, vous les gardez. Vous vous grandiriez en reconnaissant que depuis cinq ans, il y a eu des bonnes choses."

François Hollande a néanmoins pu prendre sa revanche à propos de la modulation de l’impôt sur les sociétés, pour qu’il soit progressif en fonction de la taille des entreprises (35 % pour les grandes entreprises, 30 % pour les entreprises de taille intermédiaire et 15 % pour les PME). "La bonne réforme serait de moduler l’impôt sur les sociétés en fonction de la destination des bénéfices", a déclaré Alain Juppé.

Selon lui, les effets de seuils créés par les différents taux en fonction de la taille constitueraient un frein au développement des entreprises. Il vaut mieux réduire l’impôt des entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices. "Cela fait cinq ans que nous faisons cette proposition, cinq ans que vous la refusez", a rétorqué François Hollande.

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