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L'Usine de l'Energie

De très lourdes pertes pour Areva en 2011

Ludovic Dupin ,

Publié le

En 2011, l'entreprise provisionne plus de 2 milliards d'euros et prévoit des pertes aux alentours de 1,5 milliard d'euros. Un retour à l'équilibre pour 2014.

De très lourdes pertes pour Areva en 2011 © D.R.

Avant de présenter le détail de son plan industriel et de son impact sur les emplois, Areva présente le pan financier de son nouveau plan stratégique baptisé "Action 2016". Le point de départ, l'année 2011 est très mauvais.

Le carnet de commande s'affiche à 44 milliards d'euros (contre 44,2 en 2010), le chiffre d'affaires à 8,9 milliards d'euros (9,1 en 2010). Et surtout le champion français affiche une perte opérationnelle de 1,4 à 1,6 milliard d'euros. La cause : les tensions post-Fukushima sur la demande en combustible mais surtout les 2 360 millions d'euros de provisions que le groupe doit effectuer.

Dans l'enveloppe des provisions, 1,46 milliards concernent Uramin. Acheté à prix d'or en 2007 pour sécuriser l'approvisionnement en uranium de la société française, la start-up minière canadienne a perdu une grande partie de sa valeur. Et certains de ses actifs ont été surestimés, comme par exemple la mine de Trejkkoje en Namibie qui renferme 26 000 tonnes d'uranium contre les 45,2 imaginées. En 2010, 426 millions avait déjà été provisionnés.

Areva va constituer un comité d'enquête de trois membres pour comprendre ce mauvais placement. Un jugement, à posteriori, des choix de l'ancienne dirigeante Anne Lauvergeon et de l'Etat-actionnaire.

Le groupe provisionne aussi 800 millions d'euros pour des risques et charge futurs dont 150 millions sur l'EPR d'Olkiluoto en Finlande (2,6 milliards déjà provisionnés) ou 400 millions pour des fins de cycle d'installations industrielle en France.

Dans l'immédiat, afin d'améliorer la performance, Areva annonce un plan de cession de 1,2 milliard d'euros et une réduction des coûts opérationnels fixés à 1 milliard d'euros annuel en 2015, soit 10 % de la base de coûts. Les détails de ces deux opérations, et en particuliers les conséquences sur l'emploi, seront présentés demain, mardi 12 décembre.

Un redressement en 2014

Le plan de redressement devrait s'effectuer en deux temps sur la période 2012-2016. De 2012-2013, Areva vise une croissance du chiffre d'affaires de 3 à 6 % par an. Le chiffre d'affaires dans les énergies renouvelables (ENR) doit atteindre 750 millions d'euros en 2013 (150 millions en 2010). Les investissements annuels seront ramenés à 1,9 milliards d'euros par an.

Sur la période 2014-2016, une croissance du chiffre d'affaires de 5 à 8 % par an est attendue. Les ENR rapporteraient 1,25 milliard en 2015. Les investissements annuels se limiteraient alors à 1,3 milliard d'euros par an. Au total, les 12 milliards d'investissement prévus initialement d'ici 2016 sont réduits d'un tiers.

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