De Repsol à la Fonderie du Poitou, une semaine d’industrie

En toile de fond, la campagne présidentielle agite encore l'industrie cette semaine. Mais c'est surtout le dossier Repsol qui perturbe les relations entre deux pays jusque-là amis, l'Argentine et l'Espagne. Retour sur une semaine d'industrie.

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De Repsol à la Fonderie du Poitou, une semaine d’industrie

Le fait marquant
Rien ne va plus entre l’Argentine et l’Espagne. Le point d’achoppement entre eux est le dossier Repsol. Lundi, la présidente argentine Cristina Kirchner annonce l’expropriation partielle de la compagnie pétrolière YPF contrôlée à 57,4% par Repsol. La compagnie est dans le viseur du gouvernement depuis plusieurs semaines, en raison d’un manque d’investissements selon l’Etat argentin.

Cette annonce a entraîné bon nombre de réactions en Europe et au plus haut niveau. Le groupe Repsol d’abord compte demander une compensation qui pourrait dépasser les dix milliards de dollars via un arbitrage international. Le patron du groupe, Antonio Brufau, a assuré que cette décision ne pourrait pas rester impunie.

Du côté du gouvernement espagnol, le ministre de l’Industrie, José Manuel Soria, a confirmé que "le gouvernement pourrait prendre des mesures fortes qui concerneraient tant le domaine diplomatique qu’industriel et énergétique". Même le président de la Commission européenne a réagi mardi en se disant extrêmement déçu de la position de l’Argentine.

Mercredi, Repsol avertit l’Argentine qu’elle devra payer le prix juste pour ces décisions jugées erronées et tortueuses. Mais jeudi, nouveau tournant dans le dossier. Le gouvernement argentin étend l’expropriation de Repsol à sa production de gaz, non compris dans la première étape.

Malgré tout, la compagnie YPF ne perd pas le nord. Le groupe annonce vendredi qu’il engage des négociations avec le français Total pour augmenter leur production de gaz dans deux gisements du pays. Le groupe français avait annoncé dès mardi qu’il suivait avec attention la situation en cours concernant la filiale du groupe Repsol.

Tout au long de la semaine, les agences de notation ont surveillé le dossier de près. L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings a d’ailleurs décidé de placer le groupe pétrolier hispano-argentin Repsol YPF sous surveillance négative. Et Moody's envisage mercredi de faire de même. Mais c’est Standard&Poor’s qui va le plus loin jeudi en dégradant d’un cran la note du groupe.

Lundi 16 avril
L’aéronautique et le logiciel versus l’automobile et le solaire. Selon une étude Trendeo, les deux premiers secteurs sont ceux qui ont créé de l’emploi entre 2009 et 2011, contrairement aux deux derniers. Mais le rapport précise que la tendance, même dans l’aéronautique, est au ralentissement.

On aura largement attendu, mais ca y est ! Les chiffres sont officiels. Le gouvernement publie la deuxième édition de l’observatoire du fabriqué en France. Et la conclusion est qu’il y a encore du chemin à faire pour réindustrialiser le pays. La part française des produits tricolores a eu tendance à se réduire à nouveau légèrement en 2010 dans toutes les filières.

Mardi 17 avril
A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, la présidente du Medef, Laurence Parisot, confie sa proximité avec le candidat François Hollande. Notamment sur le paritarisme et le rôle des corps intermédiaires. Une précision apportée suite aux critiques émises à son encontre après un hommage important au travail de Nicolas Sarkozy.

Ce même jour est publiée une étude de KMPG et la CGPME. Elle explique que moins d’un dirigeant sur cinq envisage d’attendre la fin de la période électorale pour investir. Ils sont d'ailleurs 54 % à estimer que la période électorale n'aura eu aucun impact sur leurs investissements.

Mercredi 18 avril
En exclusivité, L’Usine Nouvelle révèle que le sénateur Yannick Vaugrenard a écrit à François Baroin pour critiquer le manque d’empressement de la part des banques françaises à financer les bateaux et l’inertie de l’Etat. Et ce, suite à l’annulation de la construction de deux bateaux. Selon nos informations, c’est le plan de financement qui aurait fait défaut.

Dans le domaine des datas centers, deux rapports réalisés par Greenpeace et Uptime Institute, font part des efforts des entreprises IT pour alimenter leurs centres de stockage de données informatiques en énergies renouvelables. Facebook arrive en tête, mais Yahoo et Google figurent aussi parmi les bons élèves. A l'inverse, Amazon, Apple et Microsoft arrivent en fin de classement.

Jeudi 19 avril
Comme Nicolas Sarkozy l’avait annoncé dès lundi soir, la Fonderie du Poitou est reprise par Saint Jean Industries. Et ce, après le désistement du groupe Arche le week-end dernier. La décision du tribunal de commerce de Nanterre permet de préserver 395 emplois et de n’entraîner "que" 60 licenciements. Le constructeur Renault s’est engagé par écrit pour sa part à poursuivre les commandes auprès du groupe.

Dans l’aéronautique, le gouvernement dément les informations diffusées par Geci International en fin de semaine dernière. Non, il ne se retire pas du projet Skylander. Il veut poursuivre son financement. L’Etat examine encore à côté d’autres investisseurs privés la possibilité de soutenir davantage le développement du projet, selon le ministère des Transports.

Vendredi 20 avril
Le gouvernement a finalement retenu le projet de cloud proposé par Orange et Thales. Au total, l’Etat et les deux groupes devraient investir quelque 225 millions d’euros dans une société, première centrale numérique de confiance en France. L’entreprise a pour objectif de commercialiser des capacités à la demande de traitement, de stockage et de bande passante tant pour les entreprises que pour les administrations ou la filière informatique.

Ambition 2020. C’est le nom du projet de rapport final du Comité stratégique de la filière industrielle ferroviaire présenté ce vendredi par la Fédération des industries ferroviaires. Au total, il comprend six axes stratégiques et 24 propositions opérationnelles. Le but de tels chantiers est de renforcer le secteur dans son troisième rang mondial. Et ce, malgré la concurrence de plus en plus forte de l’Asie.

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