De PSA à Doux, une semaine d'industrie

Outre PSA, le dossier chaud du moment, d'autres indutriels ont fait la Une des médias cette semaine. Charles Doux fait appel aux éleveurs pour sauver son groupe, la hausse du tarif du gaz est finalement officialisée, et le Sénat prévoit une augmentation de la facture d'électricité de 50% d'ici à 2020.

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De PSA à Doux, une semaine d'industrie

Le fait marquant
Après avoir annoncé son projet de supprimer 8800 postes la semaine du 9 juillet, PSA s'est attiré les foudres de la classe politiques et des syndicats.Et les représentants du groupe se sont succédés dans le bureau d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. Ainsi, mardi, ce sont les délégués syndicaux centraux qui ouvrent le bal. Le lendemain, c'est au tour de Philippe Varin de venir s'expliquer à Bercy.

Dans le même temps, interrogé sur France Inter, Arnaud Montebourg indique vouloir rencontrer la famille Peugeot afin d'obtenir des explications. "Je veux savoir ce que l'actionnaire de référence veut faire" dans ce groupe qui est un "symbole national". Le ministre reproche aussi à PSA d'avoir versé 250 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires, donc aux membres de la famille.

Quant au plan de restructuration, de nouveaux détails ont été dévoilés durant la semaine. Le calendrier des réductions d'effectif a notamment été rendu public.Le constructeur a également fourni le détail des emplois supprimés. De nouvelles précisions devraient être apportées la semaine prochaine notamment, sur la revitalisation du site d'Aulnay qui présente de véritables atouts.

En fin de semaine, c'est le sort de l'usine Sevelnord qui était sur la sellette.

Lundi 16 juillet
Initialement prévu pour entrer en service en 2009, le réacteur EPR de la centrale finlandaise d'Olkiluoto ne pourra être utilisé par l'électricien TVO qu'en 2015 au mieux. Suite à cette annonce, les différents protagonistes continuent de se renvoyer la balle… et la responsabilité. Alors que TVO indique ne pas être satisfait, il exhorte aussi le fournisseur à mettre à jour le calendrier global.

Du côté d’Areva, on rejette la responsabilité du nouveau retard du chantier sur son client. "TVO n'a pas été en mesure de démontrer jusqu'à présent une organisation opérationnelle claire pour remplir les principales conditions indispensables à la réussite du projet".

Parmi les 4 EPR en construction dans le monde, ce sont finalement ceux construits à Taishan (Chine) qui pourraient entrer en service en premier.

Mardi 17 juillet
Toute la journée, un comité central d'entreprise réunit, au siège du groupe Doux à Châteaulin (Finistère), les représentants des salariés, les administrateurs judiciaires et les candidats au rachat des actifs du volailler. La dizaine de projets de reprise sont épluchés par les représentants du personnel.

La veille, on apprenait que Charles Doux, prêt à tout pour sauver son groupe, a envoyé une lettre aux éleveurs. Le patron du groupe volailler en difficulté leur propose "d’entrer au capital du groupe sous la seule condition d’adoption du plan de continuation que nous présenterons".

Le groupe étrille au passage les offres des candidats à la reprise, notamment celle du consortium mené par Glon Sanders. Selon Charles Doux, elles entraîneraient "une baisse très importante de la production", conduisant à la "fermeture de 400 000 m2, soit plus de 200 élevages, et un allongement significatif des vides sanitaires".

Mercredi 18 juillet
La Commission d’enquête du Sénat publie un rapport sur le coût réel de l’électricité. Conclusion : la facture devrait grimper de 50% d’ici à 2020. Elle atteindrait ainsi les 1 307 euros par an.

Ce sont les investissements nécessaires pour développer les renouvelables et pour le nucléaire qui font exploser l’addition. "On peut parler de 400 milliards d'euros à horizon de 20 ans", a précisé le rapporteur écologiste de cette commission, Jean Dessessard. Quant au coût de l’électricité nucléaire, les Sénateurs estiment qu’il pourrait atteindre 54,2 euros par mégawattheure.

Jeudi 19 juillet
L'arrêté du gouvernement qui entérine une hausse de 2 % des tarifs réglementés de GDF Suez paraît ce jeudi au Journal officiel. Elle sera effective à partir du 20 juillet. Pourtant la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) avait émis un avis défavorable, relevant que la hausse aurait légalement dû être de 7,3 %.

"La hausse de 2 % des tarifs réglementés de vente prévue par le projet d'arrêté n'est pas suffisante pour couvrir les coûts d'approvisionnement et hors approvisionnement de GDF Suez, comme l'imposent la loi et les règlements en vigueur", justifiait CRE dans son avis daté du 17 juillet.

Le même jour, le Sénat publie un rapport sur le crédit impôt recherche. Il indique que le gouvernement doit réorienter le crédit impôt recherche que François Hollande a promis de réformer, vers les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) afin d'améliorer la compétitivité française.

Vendredi 20 juillet
Le cabinet Deloitte publie son bilan économique mondial 2011 du secteur aéronautique-défense.L’année 2011 a été ponctuée par deux tendances particulièrement marquées dans le secteur. Tout d'abord, les bonnes performances de l’aéronautique pallient au repli du secteur de la défense. Les revenus du secteur aéronautique-défense (A&D) ont augmenté globalement de 2,3 % en 2011 boostés par les ventes de gros porteurs commerciaux.

Autre tendance notable, l'industrie européenne peine à rattraper ses concurrents américains. Selon les chiffres publiés par Deloitte, l’industrie aéronautique européenne n'a progressé que de 0,8 % tandis que l’industrie des États-Unis a augmenté de 3,3 %

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