"De nombreux facteurs empêchent les PME françaises de grandir"

Pour l’emploi, l’UMP parie sur les PME. Le parti a publié la semaine dernière 42 propositions en faveur de la croissance des PME et de l’emploi. Trois grandes thématiques : libération des initiatives des PME, renforcement de l’apprentissage et création d’un nouveau partenariat entre l’entreprise et les salariés. Hervé Novelli, ex-secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises, du Tourisme et des Services et conseiller politique à l’UMP, revient sur ce panel de propositions.

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L'Usine Nouvelle - L’UMP publie 42 propositions. Comment ont-elles été élaborées ?
Hervé Novelli - Tout a commencé par un travail en petit comité. A l’origine nous travaillions sur la thématique Emploi compétitivité. Le champ étant trop vaste, on a circonscrit nos réflexions et nous nous sommes limités aux PME qui représentent 75 % de l’emploi. Nous avons cherché les mesures pour améliorer l’efficacité des petites et moyennes entreprises. Nous avons aussi mené des réflexions sur la formation, c’est-à-dire sur les moyens de rapprocher offre et demande de compétences. Et enfin nous avons travaillé sur des questions plus sociales, en nous intéressant, par exemple, à la formation au management.
Sur ces trois sujets nos réflexions ont été nourries par le travail des fédérations locales, par les productions des think tank ou par les réflexions d’un patron allemand qui nous a été recommandé par la fondation Konrad Adenauer. L’ensemble de ces réflexions est synthétisé par Bruno Lemaire qui les remet au Président de la République. Il élaborera ensuite ses propres propriétés.

Vous parlez d’un quinquenat des PME conquérantes. En tant qu’ancien ministre, que leur manque-t-il encore ?
La France continue de souffrir d’une insuffisance en matière de PME notamment par rapport à l’Allemagne. Cela a des conséquences, nous sommes moins innovants, moins compétitifs. De nombreux facteurs empêchent les PME françaises de grandir. Pour en citer quelques-uns, les seuils de toutes sortes que nous proposons de revoir. De même nous pensons qu’il faudrait fusionner le Comité d’entreprise et le CHSCT. Je crois beaucoup à la simplification. J’ai créé le statut d’autro entrepreur, je suis pour son extension aux entreprises de moins de 10 salariés : un prélèvement unique et forfaitaire serait aussi une bonne chose.

Faut-il encore revoir l’apprentissage et la formation ?
Là aussi, on peut toujours simplifier davantage. Par exemple, en fixant une durée du travail mensuel et non plus hebdomadaire, comme c’est actuellement le cas. De même, il serait judicieux de rabaisser l’âge d’entrée à 14 ans.

Est-ce vraiment simplifier que de proposer de conditionner , je cite, "une part des primes des managers au respect de critères de gestion des ressources humaines". Est-ce bien le rôle de l’Etat ?
Non bien sûr. Nous ne parlons pas de loi, mais de chartres. Il faut que l’entreprise s’engage librement sur ses questions. Il ne faut supporter pas les obliger.

En plein débat sur la prime contre dividendes, vous voulez créer une prime versée sous forme de chèques vacances pour tous les salariés ?
La prime gouvernementale actuellement discutée est réservée aux salariés travaillant dans des entreprises où ils ont plus de 50. C’est un énorme défaut pour ceux qui ne la toucheront pas. Notre volonté est de trouver un complément de revenus pour ces salariés là.

Combien d’emplois espérez-vous créer si on applique vos 42 propositions ?
Nous ne faisons pas de chiffrage. Nous ne promettons pas 100 000 emplois jeunes qui pèsent ensuite durablement sur le budget. Notre philosophie est différente : les mesures visent à rendre les entreprises plus fortes pour qu’elles puissent conquérir des marchés supplémentaires. Alors elles embaucheront.

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