Le disque dur se fabrique autour du monde

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De sa naissance en Irlande du Nord à l'assemblage final en Chine, un disque dur Seagate parcourt 15 000 km. Une logistique bien rodée. Les têtes de lecture-écriture des disques durs de l'américain Seagate, le numéro deux mondial, sont de grandes voyageuses. Fabriquées essentiellement en Irlande du Nord, elles transitent par la Malaisie et la Thaïlande avant d'arriver en Chine pour l'assemblage final du disque. Ces grands périples sont la conséquence de l'historique des usines de Seagate. Ils impliquent une logistique originale et sans faille pour le fabricant. L'industriel utilise des procédés s'apparentant à ceux de l'industrie des semi-conducteurs. Ces derniers nécessitent des investissements très lourds et la collaboration de plusieurs sites, en raison de la complexité des différentes tâches à effectuer. Une fois une usine productive, pas question de la déplacer pour réduire les frais de transports. L'enjeu n'en vaut vraiment pas la chandelle, car le gain apporté par une proximité géographique serait négligeable. Mais cela ne va pas non plus sans contraintes. Fabriquer un disque dur nécessite de mettre en place une organisation complexe, gérée à l'aide du progiciel de gestion intégrée SAP, qui prend en compte la centaine de composants mécaniques et électroniques nécessaires. La chaîne commence très en amont, avec l'envoi des ordres de production en fonction des commandes des clients, qui déterminent les volumes et les types de têtes à produire. Un coût de transport relativement faible Dès le début du travail, qui compte 700 étapes et utilise une centaine de produits chimiques et composants, chaque plaque est suivie par le logiciel de gestion de la logistique : date de fabrication, numéro du lot, type de tête (pour disque de 2,5 pouces ou de 3,5 pouces), etc. C'est en Irlande du Nord que commence la gestation des disques. Dans l'usine de Springtown, un quartier de Derry, 80 % des têtes de lecture-écriture de Seagate sont produites, soit 25 % de la production mondiale, toutes marques confondues. Les 20 % restants sont assurés par sa consoeur américaine de Normandale, près de Minneapolis (Minnesota), qui jouxte le principal centre de R et D du fabricant. Elle est surtout utilisée pour le prototypage et les premières séries. Le choix de l'Irlande du Nord peut paraître surprenant, quand la grande majorité des usines de disques se trouvent en Asie. « Ce site assure les meilleurs coûts de production du monde, explique Ian O'Leary, le directeur de la communication du groupe pour l'Europe. Nous sommes dans une industrie exigeant des investissements très importants. Ils sont les mêmes quel que soit le pays. Nous bénéficions ici d'une main-d'oeuvre de grande qualité, dont le coût est tout à fait marginal par rapport aux investissements. » Les têtes vont naître de plaques de céramique de 200 millimètres, achetées à un fournisseur extérieur. Chacune d'elles fournit 70 000 têtes, pour une production annuelle de 500 millions d'unités, réalisées par les 1 400 salariés, dont 500 ingénieurs, du site de Springtown. Une fois traitées, les plaques prennent l'avion. Avec leur faible poids et l'encombrement restreint, le coût du transport reste faible. Chaque semaine, une bonne centaine de plaques rejoint l'usine de Johor (Malaisie). Là, les plaques sont découpées, en salle blanche, pour donner réellement naissance aux têtes. Ces dernières sont ensuite montées sur un réceptacle en plastique avant de partir pour la Thaïlande (Korat) ou la Chine (Wuxi), afin d'être montées sur le bras en métal, toujours en salle blanche. Les transports entre la Malaisie et la Chine sont réalisés en avion ou par bateau, en fonction du plan de charge des usines d'assemblage et l'urgence de la livraison. Ils se font sous vide dans des boîtiers étanches pour éviter toute contamination. La dernière étape réside dans l'assemblage final du disque, dans les villes chinoises de Wuxi

Le disque dur se fabrique autour du monde
Le site de Derry en Irlande du Nord produit 80 % des têtes de lecture de Seagate.
© SEAGATE
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