De Florange à Doha, un week-end d’industrie

L’accord conclu à Doha entre les Etats lors de la 18ème conférence de l’ONU sur le climat a été rapidement éclipsé par de nouveaux rebondissements dans le dossier Florange. Retour sur les événements qui ont fait l’actualité ce week-end.

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De Florange à Doha, un week-end d’industrie

La feuille de route industrielle d'ArcelorMittal

C’est "afin de mettre un terme aux différentes lectures et interprétations imprécises voire erronées qui ont pu être faites des engagements rendus publics que le groupe a pris vendredi 30 novembre envers le gouvernement français" que le sidérurgiste a décidé d’apporter quelques précisions dans un communiqué, vendredi soir.

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Tout d’abord, le groupe "réaffirme que sa capacité de production de brames d’acier sur les deux sites côtiers sera maintenue, avec une configuration industrielle à 3 hauts-fourneaux sur le site de Dunkerque et 2 hauts-fourneaux sur celui de Fos."

Il apporte également quelques précisions sur les activités maintenues à Florange : cokerie, train à chaud, production des aciers pour l’emballage, pour l’automobile et l’industrie. "Le groupe veillera au maintien des compétences nécessaires à ces activités industrielles", est-il précisé.

Enfin alors que le retrait de projet Ulcos avait fait grincer des dents dans la semaine, ArcelotMittal tente de rassurer : "reste un projet d’envergure pour lui car il permet de développer de nouvelles solutions adaptées aux enjeux du changement climatique. ArcelorMittal a été le coordinateur du projet de R&D et continuera activement la recherche sur les technologies en rupture permettant de réduire significativement les émissions de CO2 aux côtés des membres du consortium Ulcos."

Le groupe fournit également des précisions sur le calendrier des investissements à Florange. Il indique que, jeudi 13 décembre, une décomposition détaillée sera communiquée lors du Comité central d’entreprise, accompagnée d’un calendrier prévisionnel dont les éventuelles adaptations éventuelles ultérieures seront également communiquées au Comité.

"Mittal n’est pas vraiment un sidérurgiste"

Malgré les efforts du groupe luxembourgeois, rien qui n'apaise Jean-Luc Mélenchon lors du 20h du TF1. Très en verve, il s’en est vivement pris au propriétaire des haut-fourneaux de Florange.

"Il a déjà acquis le groupe Arcelor par un coup de force, une OPA hostile qui n'a été possible qu'à cause de la stupidité du gouvernement qui avait vendu les dernières actions de l'Etat. Nous avions mis sur la table, quand la sidérurgie française a été nationalisée, 60 milliards pour la recapitaliser et nous l'avons vendue 10 milliards", a-t-il rappelé.

"Donc M. Mitall n'a jamais été le bienvenu. M. Mitall est un gros menteur et ce n'est pas vraiment un sidérurgiste, c'est un homme de la banque Goldman-Sachs dont il est membre du conseil d'administration", a-t-il lancé.

Il a également démontré pourquoi le site lorrain était viable : "Nous importons de l'acier, cela veut dire que l'on a besoin d'en produire et par définition, c'est un investissement sur le long terme et il faut le produire dans des conditions écologiquement responsables". "Donc, il faut savoir investir de l'argent sans attendre immédiatement un taux de profit gigantesque comme ce parasite de M. Mittal veut le faire. Donc, on ne doit pas lui faire confiance. Il faudra nationaliser et, en ce moment, on perd du temps", a-t-il dénoncé.


L’acte II du protocole de Kyoto à Doha

Alors que les négociations traînaient en longueur et avaient déjà plus d'un jour de retard sur le calendrier prévu, Abdallah al-Attiya, le vice-Premier ministre qatari a pris les choses en mains, samdi 8 décembre, lors de la 18ème conférence de l’ONU sur le climat. Il est alors monté à la tribune et a adopté, en rafales, la série de textes en discussion depuis le 26 novembre par plus de 190 pays.

Dans cet accord est contenu l’acte II du protocole de Kyoto. Il engage l'Union européenne, l'Australie et une dizaine d'autres pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2020. Sa portée sera toutefois essentiellement symbolique car les pays engagés ne représentent que 15% des émissions de GES dans le monde.

Par ailleurs, le texte de Doha "presse" les pays développés à annoncer de nouvelles aides financières "quand les circonstances financières le permettront" et à soumettre au rendez-vous climat de 2013 à Varsovie "les informations sur leurs stratégies pour mobiliser des fonds afin d'arriver à 100 milliards de dollars par an d'ici 2020".

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