Quotidien des Usines

De bonnes fées autour du berceau du spécialiste de l'impression 3D BeAM

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BeAM, la startup alsacienne spécialiste de l'impression 3D, finance son développement en levant 1 million d'euros auprès de cinq entrepreneurs de renom, dont Philippe Varin, ex-président du directoire de PSA, et Hervé Guillou, le nouveau PDG de DCNS.

De bonnes fées autour du berceau du spécialiste de l'impression 3D BeAM © BeAM

Créée à l'automne 2012, le concepteur d'imprimantes 3D métalliques BeAM a fêté son deuxième anniversaire en annonçant lundi 1er décembre les résultats d'une levée de fonds qui avait été lancée au printemps dernier.

La startup implantée à Illkirch (Bas-Rhin) a créé l'événement en dévoilant les cinq investisseurs qui participent à ce premier tour de table, pour un montant total de 1 million d'euros : il s'agit de Philippe Varin, ex-président du directoire de PSA, désormais annoncé à la tête d'Areva, d'Hervé Guillou, le nouveau PDG de DCNS, de Frédéric Sanchez, président du directoire du groupe Fives, par ailleurs partenaire industriel de BeAM, d'Emeric d'Arcimoles, conseiller auprès du président de Safran et commissaire général du Salon du Bourget, et de Maurice Bérenger, PDG de la startup strasbourgeoise Protip Medical, qui a développé le premier larynx artificiel. Les cinq investisseurs intègrent le comité stratégique de BeAM.

La levée de fonds va permettre à BeAM de poursuivre ses efforts de R&D, d’acquérir ses propres machines, de procéder à au moins quinze embauches pour compléter l’effectif actuel de huit salariés et de s’installer en location dans de nouveaux bâtiments. L’entreprise est pour l’heure hébergée par Irepa Laser, le Centre d’innovation et de transfert de technologie à l’origine de la technologie de fabrication additive utilisée par BeAM,

BeAM prévoit un chiffre d’affaires de 340 000 euros en 2014. L’entreprise répare à Illkirch des pièces de turbines d’avions pour le compte de Chromalloy. Convaincu, ce client sera bientôt le premier acquéreur de machines produites par BeAM. Les premières ventes d’imprimantes 3D métalliques généreront un chiffre d’affaires compris entre 2 et 5 millions d’euros, selon Emmanuel Laubriat, le directeur général de BeAM. L’entreprise vise clairement la place de numéro 1 mondial sur son marché.

Un partenariat avec Fives

Pour fabriquer ses imprimantes, BeAM s’appuie sur une base de machines-outils conçues par le groupe Fives pour les grandes tailles et par Avantis Engineering pour les plus petites. BeAM y intègre la technologie développée par Irepa Laser, qui consiste à injecter des poudres métalliques par une buse et à les fondre par laser pour créer ou réparer des pièces, voire ajouter des fonctionnalités à des pièces existantes.

"BeAM, c'est l'invention de la lime à épaissir, résume en plaisantant Hervé Guillou. C'est la technologie qui va ouvrir tout un marché pour la fabrication de pièces." "Elle va immédiatement avoir un impact sur notre business model", renchérit Emeric d'Arcimoles.
Pour accompagner son développement, BeAM a par ailleurs conclu un partenariat avec Fives dont les implantations internationales serviront de relais pour la commercialisation et la maintenance des imprimantes 3D métalliques conçues à Illkirch.

Thomas Calinon
 

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