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DCNS vise 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025

Aurélie M'Bida , , ,

Publié le

Le leader européen dans l’industrie navale militaire a présenté, jeudi 23 juillet, son plan pour redresser le groupe et sa stratégie de développement. Après une année 2014 en berne, DCNS entend renouer avec les bénéfices et atteindre 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans dix ans.

crédit : DCNS

Le verdict était attendu en juillet et annoncé depuis le mois de février. Le constructeur naval militaire DCNS sera-t-il à même de renouer avec les bénéfices en 2015, après une perte nette de 336 millions d’euros l’année précédente ? Ce jeudi 23 juillet, c’est avec beaucoup d’optimisme et des perspectives encourageantes qu’Hervé Guillou, le PDG de DCNS, a annoncé l’objectif du groupe d’ici à 10 ans : "5 milliards de chiffre d affaires dont plus de la moitié à l’international", en misant sur un plan d’économie et une stratégie de croissance en trois axes.

Un "plan de progrès" pour redresser le groupe

DCNS, dont le capital est partagé entre l’Etat (64%), les salariés (1%) et l’équipementier Thalès (35%), a souffert en 2014 des provisions sur le contrat de sous-marins Barracuda pour l’armée française et le réacteur Jules Horowitz développé pour le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), ainsi que de la non-livraison du premier des deux Mistral à la Russie.  Le constructeur doit donc se redresser cette année. Et son PDG, qui souffle sa première bougie à la tête de l’embarcation, de détailler son plan d’action pour que DCNS renoue effectivement avec les bénéfices.

Le groupe annonce donc un "Plan de Progrès" afin de rétablir l’équilibre de ses comptes dès 2015, retrouver ses capacités d’investissement et la croissance. Ce plan repose sur une série de mesures visant notamment les 100 millions d’euros d’économie.

Les trois axes stratégiques du groupe

La stratégie de DCNS repose sur trois points : le développement à l’international, les investissements pour soutenir la souveraineté de la France et enfin, la diversification dans l’énergie.

S’agissant de son plan de développement à l’international, Hervé Guillou qui table sur la réalisation de la moitié du chiffre d’affaires de DCNS à l’international d’ici 10 ans, veut "accroître la présence pluri-domestique du groupe, renforcer son ancrage dans les pays où il est implanté et s’établir dans un certain nombre de pays propects". Le constructeur a ainsi en ligne de mire le Brésil, la Malaisie et l’Inde, pays dans lesquels DCNS souhaite développer des partenariats afin de s’y implanter. Quant à l’Arabie Saoudite et l’Egypte, où le groupe a déjà renforcé son offre (et ses liens) avec, notamment, la frégate multimissions dite Fremm, l’objectif est de construire des liens durables.

Concernant le marché français, DCNS "entend développer les compétences et les moyens nécessaires à la préservation des intérêts de souveraineté de la France et de ses pays clients."

Enfin, le groupe croit beaucoup à la R&D pour diversifier ses activités et ses investissements. Dans les énergies marines par exemple, avec 15 à 20% de chiffre d’affaires attendu d’ici 2024. Dans l’hydrolien, où DCNS "accélère son développement industriel et va installer deux fermes expérimentales en France et au Canada cette année." Ou encore dans l’éolien flottant. Le groupe "se positionne avec Alstom pour développer un système intégré d’éolienne flottante de 6 MW."

La stratégie de croissance du groupe semble donc sur les rails pour Hervé Guillou, qui conclut : "nous sommes 100% alignés avec nos actionnaires sur ce plan."

Aurélie M'Bida

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