L'Usine Aéro

DCNS, Thales et ECA misent sur des drones navals anti-mines

, ,

Publié le

Financée par la DGA, les trois industriels français mènent une étude destinée à fabriquer un démonstrateur de drones navals pour lutter contre les mines. Une première mondiale mettant en œuvre un drone de surface combiné à des engins sous-marins.

DCNS, Thales et ECA misent sur des drones navals anti-mines © © DCNS

Opération Espadon. La Direction générale pour l’armement (DGA) accepte de financer une étude proposée par DCNS, Thales et ECA, visant à réaliser d’ici à 2011 un démonstrateur de drones navals pour la lutte contre les mines. Baptisée Espadon (pour Evaluation de Solutions Potentielles d’Automatisation de Déminage pour les Opérations Navales), cette nouvelle solution présente l’avantage de ne pas exposer au danger les équipages, à l’inverse des navires chasseurs de mines actuels.

Les trois industriels français étudient un système composé de trois éléments complémentaires : un navire, des drones de surface et des engins sous-marins. Dédié à la lutte anti-mines, le navire (de type Ecoship, en photo) reste à distance de sécurité de la zone minée. Il met à l’eau, puis contrôle à bonne distance deux drones de surface, dont la mission est programmable. Ces embarcations autonomes opèrent en plein cœur du champ de mines et déploient à leur tour des engins sous-marins (robots ou capteurs), qui interviennent au plus près des mines pour les identifier et les neutraliser. La mission accomplie, les engins sous-marins regagnent les drones de surface, qui eux-mêmes rejoignent le bateau-mère. Le projet Espadon constitue la première évaluation mondiale, en grandeur réelle, d’un drone de surface mettant lui-même en action des drones sous-marins.

Mandataire de l’étude vis-à-vis de la DGA, DCNS se charge de la conception de la plate-forme du drone de surface et de la caractérisation du bateau-mère. Thales est responsable du drone de surface, combinant un sonar remorqué et un drone sous-marin, et de l’ensemble des communications du système. Quant à ECA (90 M€ de chiffre d’affaires, 600 salariés), le spécialiste de la robotique concevra et réalisera les engins sous-marins et leur système de mise à l’eau-récupération à partir du drone de surface, ainsi que la télé-opération du drone de surface.
 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte