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DCNS grand favori du contrat du siècle en Australie, en cas du rejet de l'offre de sous-marins des Japonais

Hassan Meddah , ,

Publié le

La commission d’évaluation des trois offres de sous-marins pour la marine australienne s’est réunie mardi dernier. Depuis, les rumeurs vont bon train, notamment celle sur une possible mise à l’écart de l’offre japonaise. Cela ouvrirait un boulevard pour DCNS mieux placé que l’allemand TKMS. Le verdict pourrait intervenir rapidement, au plus tard avant les élections anticipées du 2 juillet prochain.

DCNS grand favori du contrat du siècle en Australie, en cas du rejet de l'offre de sous-marins des Japonais © defense.gouv.fr

Qui l’Australie va-t-elle choisir pour équiper sa marine de sous-marins de nouvelle génération ? Le process de sélection est dans la dernière ligne droite depuis que la commission d’évaluation du ministère de la Défense ("competitive evaluation process") s’est réunie le mardi 19 avril pour évaluer les trois offres en compétition.

L’enjeu est considérable : le marché pour la livraison d’une douzaine de sous-marins est évalué à une trentaine de milliards d’euros. Trois industriels sont en lice pour décrocher ce qu’on qualifie désormais du contrat du siècle : le groupe tricolore DCNS est confronté à un consortium d’industriels japonais associant Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et Kawasaki Shipbuilding Corp, ainsi qu’à son rival de toujours l’allemand TKMS.

Depuis la réunion de la commission, les médias australiens mais également le Wall Street Journal croient savoir que l’offre de sous-marins japonais Soryu serait écartée. Ils avancent que ce choix serait risqué car MHI et KHI n’ont pas l’expérience de construire de tels navires à l’étranger contrairement aux deux industriels européens.

TKMS remonte à la surface

Info ou intox, rien n’est sûr ! L’information est en effet à prendre avec précaution. Selon les Echos, MHI a réagi expliquant qu’il ne commentait pas les rumeurs de presse. Les informations sont difficilement vérifiables car les sources citées exigent l’anonymat. Il ne s’agirait pas du dernier rebondissement de cette compétition. Ainsi, longtemps donné comme perdant, l’allemand TKMS est finalement revenu à la surface et a bien déposé un dossier auprès de la commission d’évaluation.

Toutefois, si la mise à l’écart de l’offre japonaise était confirmée, cela ferait de DCNS le grand favori de la compétition. Jusqu’ici les industriels nippons étaient considérés comme ses concurrents les plus sérieux. D’une part car leurs sous-marins Soryu bénéficient d’une électronique de défense de pointe et d’autre part pour la proximité géostratégique entre le Japon et l’Australie. Pour contrer les ambitions affirmées de la Chine en mer de Chine du Sud, les deux pays sont tentés d’opérer des coopérations militaires.

Profil bas chez DCNS

Chez DCNS, on joue profil bas."On est vraiment dans l’expectative. Nous ne sommes pas favoris", indique une source au siège parisien. Pourtant, en l’absence éventuelle d’une offre nippone, l’industriel tricolore devrait prendre logiquement la place du favori. Malgré ses succès à l’international, son rival allemand souffre d’un handicap majeur : il n’a jamais produit de sous-marin de la classe des 4000 tonnes comme le souhaite la marine australienne. Or la conception d’un tel navire depuis une feuille blanche implique un risque industriel réel aussi bien en termes de calendrier que de coûts.

A contrario, le fabricant basé à Cherbourg propose une version conventionnelle d’un sous-marin nucléaire d’attaque existant : le Barracuda. Le premier exemplaire doit même être livré en 2017 à la marine française. Par ailleurs, en soutien à son industriel, l’Etat français a signé un accord de gouvernement à gouvernement pour garantir à la marine australienne l’accès aux technologies françaises des sous-marins sur une très longue durée.

La décision de Canberra pourra intervenir très rapidement. Au plus tard avant le 2 juillet, date des élections anticipées pour renouveler les deux chambres du parlement australien.

Hassan Meddah

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1 commentaire

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21/04/2016 - 16h53 -

Ce serait une très bonne nouvelle, mais la presse internationale semble plutôt parier sur une victoire de TKMS en cas de rejet de la proposition japonaise.
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