Quotidien des Usines

DCNS et Piriou vont créer une coentreprise dès 2013

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Cette nouvelle entité fabriquera des navires pour les gendarmeries et les garde-côtes. Chacun des deux partenaires apportera son écot sur les fonts baptismaux : Piriou son savoir-faire de bateaux aux normes civiles, DCNS sa notoriété et son carnet d’adresses dans le domaine de la défense.

DCNS et Piriou vont créer une coentreprise dès 2013
Chantier naval Piriou à Concarneau
© Piriou

DCNS s’apprête à s’allier à Piriou, par l’intermédiaire d’une coentreprise. D’un côté, un acteur majeur au niveau mondial du secteur militaire naval dont le siège est à Paris (12 800 employés et un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros) ; de l’autre une ETI familiale de 900 personnes située à Concarneau (Finistère) qui a réalisé 151 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011 et qui est implantée en France, en Afrique et en Asie.

L’information, divulguée par nos confrères de La Tribune, ne fait l’objet d’aucun commentaire de la part de DNCS. Une retenue logique, à la veille du comité central d’entreprise, qui doit se dérouler mardi 27 novembre.

Selon nos informations, la création de la coentreprise devrait être annoncée, avec une rapide concrétisation, dès 2013. Une célérité peu commune dans le domaine des entreprises de défense. Cette entreprise réalisera des unités de moins de 95 mètres, destinées à la force publique, gendarmerie, garde-côtes et police.

Ces navires aux normes civiles et faiblement armés pourront bénéficier du savoir-faire en la matière de Piriou. DCNS, de son côté, apportera sa notoriété et la richesse de son carnet d’adresses. Tous les détails ne sont pas encore réglés, mais il ne devrait pas s’agir d’une sorte de sous-traitance de DCNS auprès de Piriou. Les navires pourront être construits sur les sites de Piriou ou de DCNS, en fonction des commandes et de la charge de travail des uns et des autres.

Piriou avait débuté une diversification dans le secteur de la Défense, avec la signature en 2010 d’un contrat avec le Service du soutien de la flotte (SSF) de la Marine nationale, portant sur la mise à niveau technique, puis sur le maintien en conditions opérationnelles sur 10 ans, de ses navires de formation. D’autres contrats avaient suivi, ainsi que la commande d’un bâtiment de formation maritime de 44 mètres.

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