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Dassault Systèmes lancera début 2018 sa place de marché virtuelle façon Amazon de l’industrie

Marine Protais , ,

Publié le

Dassault Systèmes a profité de son évènement "Manufacturing in the Age of Experience" à Shanghai, qui se tient du 7 au 8 novembre, pour dévoiler les principales fonctions de sa market place qui mettra en relation ingénieurs et fournisseurs de pièces. Lancement prévu au premier semestre 2018.

Dassault Systèmes lancera début 2018 sa place de marché virtuelle façon Amazon de l’industrie © Dassault Systèmes

L’éditeur de logiciels Dassault Systèmes compte jouer les entremetteurs. Lors de son évènement "Manufacturing in the age of experience" à Shanghai, du 7 au 8 novembre, l'éditeur de logiciels a annoncé le lancement au premier semestre 2018 d'une place de marché virtuelle sur laquelle designers et ingénieurs pourront rencontrer fabricants de prototypes et de pièces. Cette market place, comparable à un (petit) Amazon de l’industrie, sera intégrée à la plate-forme cloud 3D Experience de l'éditeur. Elle est en développement depuis plusieurs mois et en test auprès de bêta clients. Sa première version s’adresse aux utilisateurs et fournisseurs de pièces imprimées en 3D. Mais l’éditeur ouvrira la plate-forme aux autres méthodes de fabrication. 

30 fournisseurs déjà connectés

La market place réunit pour le moment 30 fournisseurs de service principalement en Europe et aux Etats-Unis dont Proto lab, Initial, 3D Systems, Sculpteo"Ce n’est pas un comparateur de prix, explique Hubert Masson, directeur expérience utilisateur de Dassault Systèmes. Elle permettra aux ingénieurs de trouver le fournisseur approprié d’après les critères mécaniques de sa pièce, le matériau, les délais de livraison…" La transaction de la commande se fera également via la plate-forme. Une centaine de commandes ont déjà été réalisées par des bêtas clients.

Clients et fournisseurs pourront ensuite échanger sur la plate-forme avant d’arriver à un accord commercial. "Le fournisseur pourra notamment conseiller des modifications sur la géométrie", illustre Hubert Masson.

Intégrer des pièces de fournisseur directement dans sa maquette Catia

La place de marché proposera également un service baptisé "3D Part supply". Celui-ci permettra d’accéder via Catia et Solidworks à un catalogue de pièces de fournisseurs et de télécharger le modèles 3D de la pièce choisie pour l’intégrer à la maquette numérique du projet. Afin d’éviter à l’ingénieur de reconcevoir toute la pièce. Seules des pièces mécaniques seront dans un premier temps disponibles via ce service, mais l’éditeur prévoit de l’ouvrir rapidement au composant électronique.

L’éditeur tricolore propose également une version privée de cette market place. Les clients pourront ainsi sélectionner les fournisseurs avec lesquels ils préfèrent travailler et en ajouter d’autres.

Un modèle économique encore en construction

L'accès à la place de marché sera gratuit pour les clients. Pour le moment Dassault Systèmes se rémunère en prenant 15 % des transactions réalisées via sa market place. "Mais le business model n’est pas encore figé", précise Hubert Masson. Il devrait se concrétiser début 2018.

Les utilisateurs de Catia et Solidworks pourront avoir accès à la place de marché directement sur leur logiciel via un plug-in. Comme l'avait évoqué l'éditeur il y a quelques mois, les personnes ne disposant pas de licences pour ces logiciels pourront y accéder en ligne sur la plate-forme. En revanche, Dassault Systèmes reste pour le moment flou sur la possibilité d’importer ou non des maquettes numériques d’autres éditeurs.

Cette place de marché est l’une des briques permettant à l’éditeur de concrétiser sa vision de l’industrie du futur. Durant ces deux jours de conférence à Shanghai, les représentants de Dassault Systèmes ont insisté sur l’importance de créer une continuité numérique non seulement entre les différents services (marketing, ingénierie, production…) d’une entreprise, mais aussi entre tous les acteurs d’une supply chain industrielle.

De la supply chain au "value network"

"Dans les années 2000 le but était de livrer des produits avec un rapport qualité coût correct à des clients internationaux grâce à une supply chain verticale. En 2010, le marché est devenu tiré par une demande spécifique à chaque pays, on parlait alors de chaîne de valeurs. Aujourd’hui, les clients finaux demandent des produits adaptés à leurs besoins personnels et dont il pourrait faire usage à leur manière. Pour répondre à ce nouveau paradigme il faut raisonner en réseau de valeur", expose Guillaume Vendroux, PDG de Delmia, la marque simulation de Dassault Systèmes. C’est-à-dire faire en sorte que chaque acteur de la supply-chain puisse apporter une valeur au produit, et le faire de manière simultanée, en échangeant sur une plate-forme numérique commune sans rupture. 

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