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L'Usine Aéro

Dassault joue son va-tout pour imposer son Rafale en Suisse

Elodie Vallerey , , , ,

Publié le

La Suisse a signé en août dernier un accord-cadre avec la Suède pour fixer les détails de l'acquisition de 22 chasseurs Gripen. La polémique enflant dans les deux pays, Dassault Aviation a adressé aux autorités politiques suisses de nouvelles propositions pour son Rafale.

Dassault joue son va-tout pour imposer son Rafale en Suisse © D. R.

Le constructeur du Rafale n'a pas dit son dernier mot en Suisse. Le Gripen de Saab fait office de favori suite à l'accord-cadre signé entre les autorités suisses et suédoises à la fin de l'été, mais la levée de boucliers émanant des deux pays depuis quelques semaines pourrait bien changer la donne... Au profit de Dassault ?

Dans un climat à couteaux tirés entre Berne et Stockholm, l'avionneur français a senti le coup à jouer. Ecarté il y a quelques mois, le Dassault a envoyé mi-septembre un courrier au Conseil fédéral et aux commissions parlementaires concernées pour proposer une nouvelle offre.

"Le Rafale, une offre crédible pour les autorités helvétiques"

"Après avoir pris connaissance du rapport d'enquête parlementaire, le GIE Rafale a adressé aux autorités politiques suisses des propositions en conformité avec l'appel d'offres", a confirmé Éric Trappier, directeur général international de Dassault Aviation, à L'Usine Nouvelle.

Et de détailler les arguments qui, selon lui, pourraient faire plier le Conseil fédéral suisse : "Le Rafale a été pleinement évalué par l'armée de l'air suisse. Il est opérationnel dans les forces françaises et il bénéficie d'un engagement de prix définitif. Il représente une offre crédible pour les autorités helvétiques en respectant le budget alloué, sans risques techniques, calendaires ni financiers".

En janvier 2012, l'avionneur français avait déjà tenté de se repositionner sur le contrat de renouvellement de la flotte d'avions multirôles de l'armée de l'air suisse, malgré la présélection par la Confédération du Gripen actée en novembre 2011.

Cette fois, les freins sont politiques. Les conditions dans lesquelles s’est fait le choix en faveur de l’appareil du constructeur suédois Saab au détriment du Rafale et de l’Eurofighter du consortium EADS/BAE/Alenia Aeronautica continuent d’alimenter la polémique.

Un climat interne tendu à Berne et à Stockholm

Depuis le 20 septembre, une Commission de politique de sécurité du Conseil national (soit la chambre basse de l’Assemblée fédérale suisse), souhaite examiner les risques de corruption dans le cadre de ce contrat. Le 22 août dernier, la sous-commission “Nouvel avion de combat” (TTE) avait exprimé ses doutes sur le Gripen et soulevé des incohérences et des réserves à l'égard de l'offre de Saab.

Côté suédois, à l'aune de l'examen par le Parlement du budget général pour 2013 et 2014 à la mi-décembre, les voix s'élèvent à Stockholm pour contester l'augmentation considérable de l'enveloppe allouée à la défense et qui devrait permettre au gouvernement de débuter la production du Gripen E pour la Suisse.

Les coûts relatifs à la nouvelle génération de l'avion de combat Gripen ne doivent pas inquiéter le contribuable suédois, rassurait récemment Haakan Buskhe, le PDG de Saab, dans un entretien avec le quotidien Svenska Dagbladet. Les députés suédois, eux, ne savent pas encore où ils vont trouver l'argent pour le développement du multirôle, rappelait le 21 septembre le correspondant suisse à Stockholm dans le quotidien bernois Bund.

Une nouvelle offre de Dassault au rabais ?

Selon les médias suisses, Dassault propose 22 avions pour 3,1 milliards de francs suisses (soit 2,56 milliards d'euros). Un prix qui correspond justement à celui des 22 Gripen que la Suisse souhaite acquérir...

Pour rappel, la contre-offre lancée par Dassault en janvier 2012 suite à la présélection du Gripen concernait 18 Rafale pour 2,7 mrds de francs suisses (2,24 mrds d'euros).

Une offre au rabais alors que le Brésil vient encore de reporter sa décision sur le contrat "F-X2" de renouvellement de sa flotte d'avions de combat, pour lequel le Rafale se trouvait encore récemment pole-position ? Chez Dassault, on ne commente pas le détail chiffré de l'offre...

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2 commentaires

Nom profil

28/09/2012 - 11h52 -

Rectification: c'est aux autrichiens que les suédois avaient vendu leur tonneau. Mes excuses pour cette erreur de documentation! La question reste posée...
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Nom profil

27/09/2012 - 10h17 -

Dans les années 60, les Suisses avaient acheté des Saab "Tunnen" (dit le tonneau volant, un bon avion avec un look bizarre), puis les Mirages III S (des III E en version suisse), qu'ils ont gardé très longtemps. Mais le Gripen multirôle n'est pas au point.... Que veulent-ils ? Un avion au top, qui fonctionne et a fait ses preuves (Rafale) ou maintenir de bons échanges avec les Suédois, par cette voie ? A eux de voter pour leur propre pays...
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