Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

Dassault freine la production du Falcon 5X

Olivier James , , , ,

Publié le , mis à jour le 22/10/2015 À 14H30

En raison des retards de livraisons du moteur Silvercrest de Snecma (Safran), le patron de Dassault Aviation a décidé de freiner la production de l’appareil. La certification du moteur devrait être décalée.


Production du Falcon 5X Crédits :  Philippe Stroppa

Les risques de voir reculer la mise en service du Falcon 5X semblent se préciser. L’avion d’affaires de Dassault Aviation subit toujours des retards au niveau de la livraison de son moteur, le Silvercrest, produit par Snecma (filiale de Safran). Eric Trappier, le pdg de Dassault Aviation, a même précisé jeudi 22 octobre qu’il devait ralentir sa production, lors d’une rencontre organisée par l'Association des Journalistes Professionnels de l'Aéronautique et de l'Espace (AJPAE).

"Nous avons envoyé un courrier à nos usines et à nos partenaires industriels pour freiner la production, a déclaré Eric Trappier. Il ne faut pas surchauffer la machine. Nous continuons de produire le Falcon 5X, mais moins vite". Objectif de Dassault Aviation avec ce ralentissement : éviter le stock industriel et financier. Autrement dit, éviter les surcoûts avant de relancer la production quand le Silvercrest sera opérationnel.

La déformation des carters incriminée

"Nous devons redéfinir un calendrier dans la mesure où il y aura un léger décalage à prévoir au niveau de la certification, a rajouté Eric Trappier. Nous atendons les éléments du motoriste". Ces complications persistantes mettent en difficulté Dassault Aviation. D’autant que la morosité du marché de l’aviation d’affaires et la concurrence accrue avec des acteurs tels Gulfstream et Bombardier mettent à mal l’activité civile de l’avionneur.

Le calendrier initial de Dassault prévoyait une certification du Falcon 5X fin 2016 et une mise en service mi-2017. Du côté de Snecma, qui se frotte pour la première fois à la fabrication d’un moteur dédié à l’aviation d’affaires, la certification a déjà été reportée de fin 2015 à l’été 2016. Une date qui pourrait vraisemblablement être de nouveau décalée.Comme l'expliquait en juin dernier à L'Usine Nouvelle Cédric Goubet, à la tête de la division Moteurs Civils de Snecma, les causes de ces retards concernent à la fois la phase d’essais et celle de production.

A ce jour, selon une source interne de Snecma, l'ensemble des tests "confirme la bonne tenue du moteur en fonctionnement". Le moteur accumule 3200 heures d’essais, dont 310 de vol et 1 600 cycles. "Cette campagne de tests a néanmoins mis en évidence la nécessité de procéder à des compléments de développement afin d’optimiser la durée de vie et les performances du moteur en opérations, explique-t-on chez Snecma. En particulier, cela implique de mieux contrôler la déformation des carters liée aux très hautes températures". Et de vouloir rassurer: "ni l’intégrité du moteur, ni sa capacité à respecter les exigences de certification ne sont remises en cause".

Olivier James avec Hassan Meddah

Réagir à cet article

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus