Dassault Aviation entrevoit la sortie des turbulences

Malgré un carnet de commandes et des résultats en recul, le constructeur du Falcon et du Rafale signale une éclaircie. Et espère bien avoir touché le fond.

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Dassault Aviation entrevoit la sortie des turbulences

L’avionneur français est bel et bien embarqué dans la crise, pour preuve le solde des prises de commandes qui affiche - 1,13 milliard d’euros au premier semestre, en raison des annulations de Falcon. Et les mesures de chômage partiel applicables après l’été. Si Dassault Aviation ne communique plus les chiffres de résiliation, il indique que la vague d’annulations semble passée. « Depuis deux mois, nous constatons une certaine stabilisation du marché. Les ventes d’occasion décollent et les clients recommencent à se renseigner. J’ai le sentiment que nous avons touché le fond », déclare le PDG Charles Edelstenne, tout en précisant que le vrai redémarrage aura lieu quand la reprise macroéconomique sera effective.

De début janvier à fin juin, Dassault a livré 26 bizjets Falcon (contre 34 un an auparavant) et 7 Rafale. Pour l’ensemble de l’exercice, il vise toujours 80 livraisons de ses avions d’affaires (contre 72 en 2008). Même barre de 80 pour 2010. La certification du Falcon 2000LX fin avril devrait l’aider à atteindre ces objectifs. Concernant le Rafale, une nouvelle commande de 60 exemplaires (dans le cadre du volet Défense du plan de relance français) est actuellement en négociation avec la DGA, qui espère boucler les discussions avant la fin de l’année. En cas de première réussite à l’export, les livraisons prévues pour l’armée française seront reportées pour donner la priorité au(x) client(s) étranger(s). A fin juin, le Rafale totalise 120 commandes, dont 75 livrées.

Une rentabilité à améliorer chez Thales

Pour le compte du premier semestre, le constructeur aéronautique voit son bénéfice net chuter de 29,5 % sur un an, à 118 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires en recul de 10 %, à 1,38 milliard (dont 71 % réalisés à l’export, 65 % dans le civil). Avec la baisse des ventes et une couverture de change défavorable, le résultat opérationnel se contracte de 43,5 %, à 114 millions d’euros, soit une marge de 8,2 %, contre 13 % un an plus tôt. Charles Edelstenne anticipe un chiffre d’affaires annuel en baisse (contre une stabilité prévue initialement), et ne voit pas, sur le plan des résultats financiers, « les choses s’améliorer d'ici la fin de l'année. Cette année ne sera pas une bonne année. »

A propos de Thales, dont Dassault Aviation possède 25,9 % du capital et 20,4 % des droits de vote, le patron de l’avionneur insiste sur leur complémentarité, notamment dans la prospection à l’export – le Rafale embarquant de nombreux équipements Thales. Et compte amener la rentabilité de l’électronicien à un niveau proche des performances de Dassault, via une simplification de l’organisation, un contrôle accru et des réductions de coûts. En guise de feuille de route pour le nouveau PDG de Thales, Luc Vigneron.

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