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L'Usine Aéro

Dassault, Airbus, Safran et MTU joueront les premiers rôles dans le futur avion de combat franco-allemand

Hassan Meddah , , ,

Publié le

Bonne nouvelle La ministre des armées Florence Parly et son homologue allemande Ursula Von der Leyen attribueront l'an prochain aux industriels européens les premiers contrats d'études pour affiner l'architecture du système aérien de combat du futur et préparer les premiers démonstrateurs. Elles ont déjà confirmé les noms des heureux élus. Quid de Thales?

Dassault, Airbus, Safran et MTU joueront les premiers rôles dans le futur avion de combat franco-allemand
Dassault Aviation est confirmé comme chef de file industriel du futur avion de combat franco-allemand.
© Dassault Aviation - V. Almansa

Les avionneurs Dassault Aviation et Airbus ainsi que les motoristes français et allemand Safran et MTU vont enfin pouvoir faire plancher leurs équipes sur le programme SCAF, le système de combat aérien du futur. Il s'agit du principal programme de coopération franco-allemand dans le domaine de la Défense avec le programme de char de combat du futur. Le futur chasseur devra remplacer à l'horizon 2035-2040 le Rafale français et l'Eurofighter déployé dans les armées allemandes.
 
Se mettre au travail
En marge de la réunion des ministres des affaires étrangères et de la Défense qui a démarré à Bruxelles le 20 novembre, la ministre française des armées Florence Parly et son homologue allemande ont fait un point sur leurs grands programmes militaires en
coopération. Le délégué général de l'armement Joël Barre et son vis-à-vis allemand étaient également présents. Les partenaires ont décidé d'attribuer les premiers contrats d'études aux industriels dans le courant de l'année 2019 pour éviter de prendre tout retard.
 
"La réunion avait pour but de clarifier l'architecture industrielle des programmes en coopération. Ces études lancent réellement le programme SCAF. Les industriels vont pouvoir se mettre au travail", souligne une source proche de la ministre française des Armées.
 
Un premier contrat d'études générales sera confié début 2019 à Dassault Aviation et Airbus qui se partageront le leadership. Il s'agit de définir l'architecture et le concept du système de combat aérien du futur, qualifié de système de systèmes, avec en son cœur une flotte d’avions de chasse en communication avec des avions de renseignement, des satellites, des drones, des infrastructures terrestres…. Il faudra répondre notamment au type et au nombre de drones qui intégreraient un tel dispositif. Cette étude devrait durer environ deux ans. L'objectif est de présenter les grands choix d'architecture du SCAF en 2021. 
 
Quid de Thales
 
Deux autres contrats d’études ont été également décidés en vue de préparer des démonstrateurs, étape majeure en vue de dérisquer un programme d'une telle envergure. Il est prévu qu'elles soient lancées au plus tard au moment du Bourget en juin 2019.
La première étude concerne le démonstrateur lié à l’appareil lui-même. Dassault Aviation, désigné leader de cette étude, est ainsi confirmé dans son rôle de chef de file industriel du programme SCAF. Il travaillera avec Airbus comme sous-traitant. 
 
La seconde étude concerne le démonstrateur pour le moteur. Safran, fabricant du moteur M88 du Rafale est désigné comme maître d’œuvre leader. Il retrouvera une vielle connaissance, le motoriste allemand MTU avec lequel il a déjà collaboré sur le moteur de l'A400M, l'avion de transport militaire d'Airbus Military.  
 
En avril dernier, au salon aéronautique de Berlin, Dassault Aviation et Airbus avaient confirmé leur volonté de collaborer sur le programme SCAF. "Nos deux entreprises s’engagent à travailler ensemble de façon pragmatique et efficace. Notre feuille de route commune pour le programme SCAF comprendra des propositions pour le développement de démonstrateurs à partir de 2025", avait alors précisé Eric Trappier, PDG de l'avionneur français. 
 
Thales, qui produit l'électronique du Rafale mais n'est pas mentionné en premier rang dans l'attribution des études, fait figure de grand perdant. "Il sera sur la photo finale" souligne toutefois une source proche de la ministre française de la Défense soulignant le caractère crucial de son expertise dans le domaine dit de système de systèmes.
 
Aucun montant n'a été précisé pour le coût des études. Le programme d'un avion de combat de nouvelle génération se chiffre toutefois en dizaines de milliards d'euros. La France et l’Allemagne ont déjà rappelé qu'ils comptaient ouvrir leur collaboration a d'autres pays européen et notamment l'Espagne. Quant au Royaume-Uni, il s'est engagé sur un projet d'avion alternatif avec le soutien de l'Italie.

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