Dans une lettre ouverte, le patron de Saint-Gobain tente une nouvelle fois d'amadouer Sika

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Le PDG de Saint-Gobain Pierre-André de Chalendar a adressé une lettre ouverte à Sika. Ce document, récupéré et publié par Scweiz am Sonntag, vise à pacifier les relations du groupe français avec les actionnaires de l'entreprise dont Saint-Gobain est en train de prendre le contrôle malgré la forte opposition de sa direction. 

Dans une lettre ouverte, le patron de Saint-Gobain tente une nouvelle fois d'amadouer Sika
Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain.

Dans une lettre ouverte adressée à la presse suisse, à Sika et à plusieurs de ses clients et fournisseurs, Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, tente de calmer le jeu avec les actionnaires de la pépite suisse. Le groupe tricolore a signé début décembre 2014 un accord pour racheter à la famille Burkard-Schenker, l'actionnaire de contrôle de Sika avec 16,1% du capital et 52,4% des droits de vote de l'entreprise, le leader mondial de la chimie de la construction. 150 à 180 millions d’euros de synergies sont prévus.

Un appel à l'apaisement

Mais Saint-Gobain se heurte depuis le début à l'hostilité de la direction, qui argue entre autre de trop grandes différences culturelles entre les deux entreprises. Les cadres dirigeants opposés au projet ralentissent et compliquent l'opération, d’où les efforts de Saint-Gobain pour emporter leur adhésion. Ils ne peuvent toutefois pas l'empêcher totalement en raison de la structure de l'actionnariat, qui garantit à la famille Burkard-Schenker le contrôle de la société sans avoir à détenir la majorité des actions.

Pas de licenciement

Dans sa lettre pas encore publiée, mais dont le titre de presse suisse Schweiz am Sonntag s'est procuré une copie diffusée sur son site web, le patron du géant français des matériaux appelle à l'apaisement. Il souligne que Saint-Gobain a développé des activités en Suisse depuis 1937 et que 2000 personnes travaillent actuellement pour lui dans le pays. La direction de Sika restera la même après la prise de contrôle, insiste Pierre-André de Chalendar. La société tricolore ne licenciera pas de salariés de l'entreprise et ne compte pas mettre en œuvre de plan de restructuration, assure-t-il.

Lélia de Matharel

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