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Dans la Silicon Valley, le grand déballage sur le sexisme continu

Klervi Drouglazet, à San Francisco ,

Publié le

Point de départ de notre enquête sur le sexisme dans la french tech, les révélations en chaîne sur des cas de sexisme et de harcèlement dans la Silicon Valley ne se sont pas arrêtées après la médiatique démission du fondateur d'Uber cet été. Aujourd'hui encore les langues délient. Malgré cela, le berceau la tech américaine peine à se réinventer.

Dans la Silicon Valley, le grand déballage sur le sexisme continu
2017, une année de scandales sexistes en Silicon Valley.
© Tony Webster - Wikimedia commons

La parole s’est définitivement libérée dans la Silicon Valley. Depuis la rentrée, le grand déballage continue. Incriminé pour avoir "laissé prospérer une culture du harcèlement" au sein de la fintech SoFi, Mike Cagney a été contraint de quitter ses fonctions de CEO, en septembre dernier. En octobre, l’influent blogueur Robert Scole a été à son tour poussé à la démission, pour cause de "comportements sexuels inappropriés". De même pour l’investisseur Steve Jurvetson du fonds Draper Fisher Jurvetson, qui a été éjecté des conseils d'administration de Tesla et Space X, mi-novembre.

Une plateforme confidentielle pour croiser les témoignages

Ce contexte pollué de relents sexistes n’est pas sans influer sur l’ambiance de travail des entreprises technologiques. "C’est un sujet tabou entre collègues. Par moment, je sens une certaine gêne. On ne sait plus trop comment se comporter les uns envers les autres", témoigne une salariée de Youtube.

Fâcheusement renommé “le bastion du sexisme”, l’empire technologique peine à se réinventer. Pour Denise Brosseau, à la tête du Thought Leadership Lab, "il y a trop de pouvoir, trop d’argent en jeu et trop peu de raisons que cela change".

Alors des initiatives, tels que Instances, se mettent en place. La plateforme confidentielle recense les cas de harcèlement sexuel au travail. Lorsque l’agresseur est mentionné à plus de trois reprises, la victime reçoit des ressources juridiques pour entreprendre une procédure légale. Pour sa cofondatrice Elisabeth Mouchy, "la tech a les outils et le pouvoir de résoudre ce problème sociétal" qui ne gangrène pas que la Silicon Valley.

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