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L'Usine Matières premières

Dans la cosmétique, un livre blanc pour des pratiques plus durables

Coralie Lemke , , ,

Publié le

La Fédération des entreprises de la beauté, a publié le 13 mars un livre blanc recensant les bonnes pratiques sur l’économie circulaire dans le secteur des cosmétiques. Elle encourage les marques de la beauté et du luxe à produire et consommer différemment.  

Dans la cosmétique, un livre blanc pour des pratiques plus durables
La fédération des entreprises de la beauté entend encourager les bonnes initiatives prises dans son secteur.
© PIXABAY

Meilleurs pour le consommateur... et meilleurs pour la planète. Les produits cosmétiques verts sont toujours plus nombreux dans les rayons des magasins. "Aujourd’hui, les clients veulent de plus en plus d’ingrédients naturels dans leurs produits. Que ce soit dans les formules ou les emballages, grâce à l’économie circulaire, les mentalités évoluent. La protection de l’environnement n'est plus une option", assure Virginie D’Enfert, directrice des affaires économiques, environnementales et internationales de la Fédération des entreprises de la beauté (Febea). Pour féliciter ces initiatives positives et encourager d’autres professionnels de la beauté à faire de même, le syndicat professionnel du secteur cosmétique a publié un livre blanc mardi 13 mars.

L’organisme recense 120 bonnes pratiques de 57 marques de cosmétiques mais ne présente pourtant pas d’objectifs chiffrés pour les années à venir. "Nous n’affichons pas d’objectifs sectoriels car les entreprises que nous représentons sont trop diverses. Néanmoins, ce livre blanc témoigne concrètement des importantes avancées réalisées", explique la spécialiste. Extraire, produire, consommer et jeter. Tout au long du cycle de vie d’un produit cosmétique, des initiatives peuvent être prises.

Des ingrédients moins nombreux, plus concentrés et de meilleure qualité

"Les ressources végétales naturelles constituent des ingrédients majeurs des produits cosmétiques. Voilà pourquoi les marques travaillent sur des formulations de plus en plus ambitieuses." Des formules plus concentrées, comme les gels douche Yves Rocher, dont les flacons de 100 mL permettent autant de lavages qu’un flacon de 400 mL. Un objectif qui passe aussi par la réduction d’ingrédients, à l’image de la Solution 10 de Chanel, un soin hydratant qui n’en comprend que dix.

Ajouté à cela, la Febea salue le recours à la chimie verte, qui permet d’extraire des molécules sans utiliser de solvant ainsi que des ingrédients biodégradables. La Febea veut aussi promouvoir la consommation responsable auprès des Français. Mais difficile pour ces derniers d’y voir clair. En France n’existe pas non plus de réglementation spécifique pour les produits cosmétiques bio. Les trois garanties présentes - Cosmébio, Ecocert et Nature&Progrès - requièrent au moins 95% d’ingrédients d’origine naturelle.

Plusieurs manières de rendre les emballages durables

Si le contenu tend de plus à être biodégradable, des efforts sont également faits sur le contenant. "Nous encourageons les professionnels des cosmétiques à choisir des matériaux à faible impact environnemental", explique Virginie D’Enfert, qui se félicite de l’utilisation de recharges, de déodorants compressés ou de flacons allégés.

Elle reconnaît toutefois que ces objectifs semblent plus difficiles à atteindre sur certains segments. "Les emballages de produits de luxe font partie du produit en lui-même. Quand on achète un N°5 de Chanel ou un J’adore de Dior, on achète le parfum mais aussi le flacon qui va avec." Certaines marques ont sauté le pas, comme Guerlain, qui veut atteindre un objectif de 100% d’éco-conception d’ici à 2020. Tout comme Mugler, qui faisait partie des premiers à permettre aux clients de remplir leur flacon en magasin. "Si ces marques communiquent moins à grande échelle sur leurs initiatives dans ce domaine, c’est parce qu’elles misent sur une relation privilégiée avec chacun de leurs clients."

Les marques qui ne se sont pas encore penchées sur ces thématiques ne devraient pas tarder à s’y mettre si elles veulent respecter les directives émises par le gouvernement. Le premier ministre Edouard Philippe affirmait en juillet dernier vouloir recycler tous les emballages plastiques à l’horizon 2025.

 

 

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