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Quotidien des Usines

Danone injecte 280 millions d’euros en réinventant l’usine d’Evian

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

280 millions d’euros investis sur neuf ans, le premier site industriel de Danone et de toute l’industrie agroalimentaire française "neutre en carbone"… A Publier-Amphion-les-Bains (Haute-Savoie), l’usine d’Evian a été transformée pour répondre à la croissance mondiale de la célèbre marque d’eau minérale.

Danone injecte 280 millions d’euros en réinventant l’usine d’Evian
L’usine d’Evian à Publier-Amphion-les-Bains est désormais reconnue "neutre en carbone" par le Carbon Trust.
© Gaëlle Fleitour

Une usine modernisée, plus "verte" et agrandie, recouvrant désormais 130 000 m², l’équivalent de treize terrains de foot… En Haute-Savoie, à Publier-Amphion-les-Bains, l’usine d’Evian, fondée en 1965 et plus grand site d’eau minérale au monde, a fait peau neuve. Le fruit de six ans de travaux et de 280 millions d’euros investis par le groupe Danone, le numéro un français de l’agroalimentaire. "Un volume d’affaires apporté à 80 % à des entreprises de la Haute-Savoie", se félicite Stéphane Dupays, le directeur du site.

7 millions de bouteilles remplies par an

Dans les ateliers d’injection, des machines (un budget de près de 20 millions d’euros) fabriquent sur place les préformes, qui sont ensuite soufflées en bouteilles plastiques. Chaque jour, 7 millions de bouteilles (contre 6 millions avant travaux) sont remplies dans des "salles microbiologiquement maîtrisées". Avant de rejoindre des halls de production plus hauts, dotés de LED s’adaptant automatiquement à la luminosité (un total de 30 millions d’euros), où elles sont conditionnées sur dix lignes ultra-rapides (une enveloppe de 120 millions d’euros).

Des wagons affrétés sans intervention humaine

Les palettes de bouteilles sont ensuite chargées automatiquement par des navettes (un investissement de 30 millions d’euros) sur des wagons affrétés au sein même de l’usine, qui dispose de sa propre gare et 13 kilomètres de voies ferrées ! Les trains partiront à destination des clients européens et grands ports pour l’export, qui représente 60 % des ventes d’Evian… Dernière étape du chantier (pour plus de 70 millions d’euros), la construction d’ici 2019 d’un dépôt logistique de 40 000 m² pour faciliter le "transport multimodal" des 40 % de bouteilles encore convoyées par camions …

Durant six ans, l’usine d’Evian a cumulé les travaux, mais "sans perdre une goutte d’eau", se félicite Stéphane Dupays. 140 postes y ont été créés, faisant passer l’effectif de la seule usine de la marque, vendue dans plus de 140 pays à travers le monde, à 1 200 salariés. Tandis que 30 000 heures de formation ont été délivrées chaque année pour adapter les métiers de la moitié des employés du site à la robotisation.

Un investissement industriel, humain… et publicitaire

En dehors de cet investissement industriel et humain, "c’est aussi un investissement de la marque", précise Emmanuel Faber, le directeur général de Danone. Dans l’espoir de conquérir des consommateurs toujours plus exigeants en se montrant à "la pointe de la technologie, la durabilité, le soin apporté à l’environnement".

L’usine d’Evian est en effet désormais reconnue "neutre en carbone" par le Carbon Trust. Elle s’alimente à 100 % en énergies renouvelables (via du gaz fourni par un méthaniseur, de l’électricité produite par un barrage à proximité, et enfin la conversion des déchets produits par le site), et compense les 10 % restants de son empreinte carbone par des projets comme la plantation d’arbres, à travers le fonds Carbone Livelihoods, piloté par Danone. De quoi faire du site un pionnier à l’échelle de la marque, qui ambitionne d’atteindre cette neutralité en 2020, si elle parvient à régler l’impact de ses emballages, de la logistique et de la fin de vie de ses produits. Tandis que le groupe se projette quant à lui pour 2050. Cette neutralité carbone est une première au sein de l’industrie agroalimentaire française, selon Emmanuel Faber.

Numéro deux mondial de l’eau, derrière Nestlé

En investissant un tel budget, celui qui se dit numéro deux mondial de l’eau (avec 4,6 milliards d’euros de ventes en 2016 à travers ses différentes marques, soit 21 % de l’activité du groupe avant l’intégration de l’américain White Wave) derrière Nestlé, ambitionne de soutenir la croissance d’Evian, au chiffre d’affaires (non dévoilé) en hausse de 8 % en 2016. A Amphion-les-Bains, on espère atteindre une production de 2 milliards de bouteilles par an et développer de nouvelles solutions de packaging innovantes à l’horizon 2020.

Gaëlle Fleitour

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