D’ici à 2035, la demande mondiale de pétrole augmentera de 14%

Dans son rapport annuel publié le 9 novembre, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) s’attend à ce que la demande en pétrole atteigne 99 millions de barils par jour (mbj) en 2035. Soit 12 mbj de plus qu'en 2010.

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D’ici à 2035, la demande mondiale de pétrole augmentera de 14%

L’augmentation de la consommation de pétrole proviendrait principalement des pays non membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), selon le rapport. En effet, la demande en hausse est principalement le fait du développement des transports et des marchés automobiles dans les pays émergents. D’ici à 2020, les ventes automobiles dans ces pays notamment en Asie pourraient dépasser celles de l’OCDE.

Sur le plan de la production, l’AIE estime qu’elle devrait atteindre 96 mbj en 2035, avec une part croissante du pétrole non conventionnel ou du gaz liquéfié. La seule production de brut n’atteindrait pas encore son pic historique de 70 mbj de 2006, mais en serait proche à 68 mbj. Le rapport souligne que les pays consommateurs dépendront davantage de la production des pays membres de l’Opep.

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L’AIE estime que le ralentissement de la croissance mondiale n’impactera les tendances haussières de la consommation d’énergie que de manière "marginale". Elle précise que la consommation d’énergie globale augmentera d’un tiers environ d’ici à 2035.

Les capacités de production nucléaire en recul

Car le rapport s’intéresse aussi aux autres énergies que le pétrole. Pour le nucléaire, l’AIE affirme que les capacités de production nucléaires mondiales pourraient reculer de 15% en 2035. Une conséquence de la catastrophe de Fukushima et des décisions prises par certains pays de réduire leur production d’électricité d’origine nucléaire.

L’AIE se base sur un scénario élaboré dans l’hypothèse où aucune nouvelle centrale nucléaire ne serait construire dans les pays de l’OCDE, où les pays non OCDE disposeraient de la moitié seulement des capacités prévues, et où la durée de vie des centrales serait réduite de 5 ans.

Dans ce cas, la réduction des capacités conduirait à une hausse des factures d’importation d’énergie. La situation serait alors notamment délicate pour les pays fortement dépendants de cette énergie, comme la France ou la Belgique et le Japon.

Dans cette hypothèse de baisse des capacités, et pour que les Etats restent dans la trajectoire d'une hausse de la température de la planète limitée à 2 degrés, il faudrait investir 1.500 milliards de dollars supplémentaires dans les sources d'énergie renouvelables.

+3,5°C

Or, l’AIE s’attend à une hausse de 20% des émissions de dioxyde de carbone d’ici à 20353. La température de la planète augmenterait alors de plus de 3,5 degrés celsius. Et ce, si les gouvernements n’engagent pas de nouvelles actions d’ici à 2017.

Cette situation porterait les émissions de CO2 à 36,5 gigatonnes en 2035, si bien que les émissions cumulées de CO2 de 2010 à 2035 représenteront les trois quarts des émissions des 110 dernières années

Et si les Etats renonçaient aux actions promises, la planète suivrait une trajectoire de hausse de la température de 6°C, ajoute l'AIE, bras énergétique de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui réunit 28 pays parmi les plus riches.

L'AIE invite donc les Etats à investir "sans tarder" pour réduire la facture. L'agence prend un exemple : pour un dollar d'investissement dans les technologies "propres" qui ne sera pas dépensé avant 2020, il en coûtera 4,30 dollars supplémentaires pour compenser l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

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