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L'Usine Energie

"D’autres postes seront supprimés par General Electric, y compris à Belfort", prédit Laurent Santoire, délégué syndical CGT de l’ex-Alstom Power

Manuel Moragues , ,

Publié le

Le plan de restructuration des activités d’Alstom dans l’énergie présenté par General Electric aux partenaires sociaux il y a quelques jours a fuité. 10 000 emplois dans le monde seraient supprimés. GE confirme les chiffres de 6 500 en Europe et autour de 800 pour la France, qui est relativement épargnée. Pour Laurent Santoire, délégué syndical CGT, ce n’est que la première étape d’un démantèlement d’Alstom, qui s’ajoute aux difficultés d’Areva et EDF pour mettre en péril la filière énergétique française.


Crédits Chuck Miller CC Flickr

L'Usine Nouvelle : Quel bilan dressez-vous de la restructuration annoncée par General Electric ?

Cette restructuration préfigure la stratégie globale de GE vis-à-vis des activités d’Alstom dans l’énergie : démanteler pour ne garder que ce qui les intéresse et qui aura une rentabilité élevée. Regardez à Massy (Essonne), le site de Boiler [les chaudières pour centrales à charbon, ndlr] va être fermé. Il passe sous loi Florange !  A Levallois (Hauts-de-Seine), l’équipe dédiée aux groupes diesel d’ultime secours pour les centrales nucléaires va disparaître… En Europe, tout ce qui concerne les énergies renouvelables non conventionnelles comme le houlomoteur est touché… Avec les difficultés que connaissent Areva et EDF, c’est bien la filière énergétique française qui est en danger. Où est le pilote ?

General Electric met en avant la suppression des doublons…

Il s’agit surtout de dégager les 3 milliards de dollars de synergies promis aux actionnaires. C’est d’ailleurs de cette façon qu’a été présenté le plan de restructuration en comité de groupe européen : "notre contribution aux synergies" ! Ce qui est le plus choquant, c’est d’annoncer tant de suppressions de postes sans information sur la stratégie globale, le business plan… On se félicite d’avoir le siège des activités d’énergies renouvelables en France mais à quoi bon si on supprime la R&D sur ces énergies en Europe ? La politique de GE, c’est le redéploiement des activités autour des secteurs les plus rentables et récurrents.

La France est relativement épargnée, notamment Belfort. Qu’en pensez-vous ?

L’impact est effectivement plus réduit en France que ce à quoi on s’attendait. Mais ce n’est que temporaire. Pour préserver le site de Belfort, pour des raisons politiques, GE a reporté les suppressions de postes, notamment sur Massy (les systèmes électriques) et sur Levallois, dans le nucléaire. Il s’agit d’emplois dans la production et la R&D. Et d’autres suppressions de postes viendront, y compris à Belfort : le site a subi une baisse de charge de 50% ! Dans les services, 2 000 postes sont supprimés en Europe, sur un effectif de 10000, mais pas un seul en France… On ne croit pas à la magie : les services finiront par être touchés en France aussi.

Propos recueillis par Manuel Moragues

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