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L'Usine Aéro

D'après Fabrice Brégier, le programme A380 "sera enfin à l'équilibre cette année"

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Dans une interview publiée ce dimanche 12 avril par Les Echos, le patron d'Airbus explique que l'avionneur n'envisage pas de renoncer à son très gros porteur A380, même si selon lui son marché ne s'est pas autant développé qu'imaginé par Airbus et que cet avion a "probablement été lancé dix ans trop tôt".

D'après Fabrice Brégier, le programme A380 sera enfin à l'équilibre cette année

Il n'est pas question pour Airbus de renoncer à son très gros porteur A380, déclare le PDG du groupe aéronautique européen Fabrice Brégier dans une interview publiée ce dimanche 12 avril par le site internet du quotidien économique Les Echos. Son marché ne s'est pas autant développé qu'imaginé par Airbus et cet avion a "probablement été lancé dix ans trop tôt", admet-il.

Mais il assure que le groupe aéronautique n'a pas de souci de plan de charge pour les trois ans à venir et que le programme A380 "sera enfin à l'équilibre cette année". "Il n'est donc nullement question de renoncer à l'A380", poursuit-il. "A nous de faire ce qu'il faut pour redynamiser le marché. Nous avons déjà des solutions pour le rendre plus attractif économiquement, en augmentant le nombre de sièges tout en conservant (son) niveau de confort."

Il reconnaît que la question de l'amélioration des performances de cet appareil, en jouant sur son aérodynamisme et sa motorisation, se posera à plus long terme.

"Mais nous ne le ferons que lorsque les conditions d'un bon 'business plan' seront réunies", ajoute Fabrice Brégier. "Ce n'est pas le cas actuellement et nous n'avons pas l'intention d'investir à fonds perdus."

"Nous avons mis du temps à amener le programme A380 à l'équilibre ; notre objectif est qu'il le reste."

Pour le reste, le PDG d'Airbus juge le groupe "en partie immunisé" contre le ralentissement économique en Europe grâce à la demande mondiale et à la baisse de l'euro.

Il se dit notamment confiant dans la capacité de l'entreprise de tenir ses objectifs de montée en cadence de la production d'A350 : "C'est un challenge mais nous devrions pouvoir livrer une quinzaine d'A350 en 2015, pour monter ensuite jusqu'à dix appareils par mois en 2018."

Airbus va par ailleurs continuer à investir dans l'innovation, même si c'est d'une autre façon que le lancement d'un nouvel avion.

"Le successeur de l'A320 n'arrivera pas avant 2030 parce qu'il nous faudra encore du temps pour mettre au point les technologies de rupture nécessaires", explique-t-il.

D'ici là, les innovations seront plus ciblées, notamment sur les appareils existants, et elles feront notamment appel aux technologies développées par d'autres secteurs ou des petites entreprises, ajoute-t-il.

Il évoque aussi des innovations dans le domaine de la sécurité, notamment la mise au point de "boîtes noires éjectables", qui seront installées sur les A350 et A380 dès qu'elles auront été certifiées par l'Agence européenne de sécurité aérienne.

Avec Reuters (Emmanuel Jarry)

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