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Cybersécurité suisse : panorama d’une économie en plein essor

Publié le

Publi-rédactionnel Marché en plein développement, la cybersécurité en Suisse est en recherche d’innovations et favorise les démarches d’investisseurs. L’occasion d’étudier de plus près cet écosystème et les opportunités qu’il offre.

Cybersécurité suisse : panorama d’une économie en plein essor © Artur Marciniec - Fotolia

En Suisse, comme partout ailleurs, la cybersécurité est au centre de toutes les attentions. Et le chantier est vaste. En 2014, le cabinet KPMG avait estimé à 170 millions d’euros le coût de la criminalité chez nos voisins Helvètes. Mais la donne est en train de changer. La défense contre les cyberattaques et la protection des données personnelles sont désormais des priorités pour les entreprises, comme pour les administrations publiques. Et, sur ce territoire où les banques, les assurances et les multinationales composent un tissu économique solide, la gestion d’un tel risque offre de réelles perspectives.

Attractivité sur mesure pour les entrepreneurs

Le seul secteur bancaire, à titre d’exemple, représente un important volume d’opportunités, lesquelles sont directement liées aux enjeux de la digitalisation. « Tout le marché bancaire va au-devant d’une disruption importante, du fait du développement de la Fintech et de la Blockchain, assure Yan Borboën, responsable Cybersécurité Romandie chez PwC. Le besoin d’expertise est important pour sécuriser les nouveaux modèles. »

Pays libéral, affichant une croissance légère mais constante ces dernières années, la Suisse présente un certain nombre d’atouts. À l’attractivité fiscale et au Code du travail relativement souple s’ajoutent un système d’accompagnement et un écosystème de financement favorables reposant sur des partenariats publics-privés.

Des appuis multiples

« Il existe un foisonnement d’incubateurs, on en compte plus d’une quinzaine en Suisse autour desquels gravitent des multinationales du secteur des assurances, des banques, de la gestion d’actifs ou encore de la pharmacie, poursuit Yan Borboën. Leur but est d’y dénicher les perles rares, notamment dans la cybersécurité. »

Plus haut, au niveau de la confédération, il est possible de faire appel à Innosuisse - Agence suisse pour l’encouragement de l’innovation (anciennement CTI). Doté d’un fond d’environ 200 millions de francs suisses, Innosuisse aide à la réalisation de projets R&D. Son objectif est de permettre l’industrialisation de produits découlant des recherches menées auprès de grandes écoles. Pour l’expert de PwC, cette structure constitue un éventuel tremplin pour mettre en place la structure puis poursuivre l’aventure et aller chercher des investisseurs via les incubateurs.

Si la route paraît souvent longue et semée d’imprévus, les candidats à l’installation en Suisse peuvent emprunter un sentier bien balisé. En s’adressant au service de développement économique de l’ambassade de Suisse, le Swiss Business Hub France, ils s’assurent en effet de bénéficier gratuitement d’un réseau d’experts au service des PME désireuses de s’implanter ou intéressées par des investissements en Suisse.

Vers une confiance numérique

Parmi les succès stories suisses, notons le cas de la société IDQuantique, leader mondial de la cryptographie quantique et de la génération de nombres aléatoires. Lancée en 2001, l’entreprise affiche une croissance moyenne de 30 % par an et a quasiment doublé sa masse salariale depuis 2014.

Pour son vice-président, Patrick Trinkler, trois éléments ont été déterminants dans ce parcours. En premier lieu, il s’agit de la notion de confiance – « le trust » – que la Suisse maîtrise à travers le marché bancaire et qui s’applique à la cybersécurité. Ensuite intervient la facilité pour développer une activité et trouver des business angels, investisseurs, partenaires académiques et même des collaborateurs : « Il arrive souvent que certains professeurs-chercheurs et étudiants qui participent et ont été formés dans la cadre d’un projet soient engagés par la société ». Ce constat rejoint le 3e point, à savoir la formation. La Suisse compte de grandes écoles renommées mondialement, dont certaines dispensent à leurs élèves un niveau de formation très élevé dans les domaines de l’informatique et de la sécurité. C’est le cas des hautes écoles spécialisées, de certaines universités et des écoles polytechniques fédérales de Zurich et celle de Lausanne qui dispose d’un centre de recherche.

L’ambition de cette dernière va encore plus loin. Alliée à huit organismes et entreprises – l’EPFL a lancé, le 19 décembre 2017, son Center for digital Trust (centre pour la confiance numérique). L’objectif : résoudre des problèmes concrets et développer des pôles de recherche précis en cyber sécurité. Signe que la Suisse tient à se classer parmi les pays les plus innovants et qu’elle se donne les moyens nécessaires pour y parvenir.

 

Le Swiss Business Hub France sera à Lille le 23 janvier 2018 pour la conférence-débat « La cybersécurité en Suisse : écosystème et opportunités pour une création d'entreprise ».

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Pour en savoir plus :

 

Ce contenu vous est proposé par le Swiss Business Hub France

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