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Cyber-espionnage : le sénateur Bockel confime ses accusations contre les équipementiers chinois

Ridha Loukil , , ,

Publié le

L’auteur du rapport "La cyberdéfense : un enjeu mondial, une priorité nationale" presse l’Etat de faire de la cyberdéfense une priorité stratégique. Il maintient sa recommandation de ne pas faire appel aux technologies chinoises au cœur des réseaux.

Cyber-espionnage : le sénateur Bockel confime ses accusations contre les équipementiers chinois © Tor Hakon - Flickr - C.C.

"La cyberdéfense est un enjeu majeur. Il est important qu’au sommet de l’Etat le sujet devienne une priorité nationale", martèle Jean-Marie Bockel, Sénateur et auteur du rapport "La cyberdéfense : un enjeu mondial, une priorité nationale", publié en juillet 2012. Lors d’un point presse aux Assises de la Sécurité des systèmes d’information, qui se déroulent à Monaco du 3 au 6 octobre 2012, il est revenu longuement sur la recommandation polémique de son rapport, celle demandant de ne pas faire appel aux technologies chinoises au cœur des réseaux de communication.

Le Sénateur ne cite pas de noms de constructeurs, mais ce sont ZTE et surtout Huawei qui sont visés. Leurs routeurs sont suspectés de contenir un agent d’espionnage au profit de l’Etat chinois. "Je n’ai pas de preuve matérielle à fournir. Mais au vu des explications techniques qui m’ont été fournies par un grand nombre d’experts, y compris au sein de l’agence nationale de cyberdéfense, l’ANSII, j’ai acquis l’infime conviction qui m’a amené à cette conclusion. Je reste sur mes positions, mais suis ouvert à la discussion y compris avec nos amis chinois."

Que la France se prépare à des cyberattaques

Le Sénateur affirme que d’autres pays sont parvenus à la même conclusion, comme l’Australie ou la Nouvelle Zélande, et dit avoir été alerté en premier sur le problème par des homologues allemands. "Je ne suis pas naïf, je sais que d’autres puissances dans le monde pratiquent aussi l’espionnage industriel. Mais c’est la Chine qui le fait à plus grande échelle et de la façon la plus structurée", avance-t-il.

Jean-Marie Bockel s’inquiète de l’ampleur de l’espionnage industriel qui se traduit, selon lui, par des pertes économiques de 3 à 5 milliards d’euros chaque année. "Investir dans la cyberdéfense pour s’en protéger offre un énorme effet de levier sur l’économie nationale", estime-t-il. Selon lui, la France se trouve aujourd’hui au milieu du guet. Elle n’a pas une politique de cyberdéfense aussi affirmée que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. Il plaide pour une politique de partenariat industriel en Europe dans ce domaine et demande à ce que la France se prépare à faire face demain à des cyberattaques massives contre des intérêts vitaux de la nation : énergie, eau, transports, hôpitaux, etc.

Le sénateur est convaincu de l’utilité de répondre au problème de cyberdéfense par la loi. "Il faut revoir les règles du jeu et faire une loi obligeant les entreprises à déclarer les cyberattaques dont elles sont victimes. Cette transparence sera la meilleure preuve de leur capacité à traiter le problème."

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